Mon papa

Quand je t'ai perdu
J'ai hurlé comme un loup
je ne voyais même pas la lune.
J'étais la louve, j'étais le cri.
Ce grand cri d'appel comprimé en moi
un tsunami dans mon bas ventre
un effrayant cri sorti de mon corps
il y avait comme du sable dans mon gosier.
Et le cri a jailli, m'ecorchant à jamais
Le cri de ma souffrance
le cri de mon chagrin
le cri qui sait que c'est la fin
un cri pour être entendu
un cri pour être comprise, libérée?
Le cri du temps passé si vite.
le temps donné à d'autres
et celui qui, m'a été dérobé.
un cri pour faire peur
à ceux qui n'ont pas craint
de me faire hurler de douleur
un cri pour faire jaillir mes pleurs
coincés dans mon corps
un cri pour être appaisée
un cri pour enfin,
laisser couler mes larmes
Quand je t'ai perdu
je ne voyais rien, j'étais le CRI
ce cri silencieux qui ne me quitte plus.

Nayhenni dans Poésie.
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