Mon premier jour de classe

Un matin de septembre 
Mille neuf cent soixante 
Onze, je marchais avec mon père 
Sur les routes défoncées de Kolenté
Mon village, accompagné de son chien
Qu'on appelait Médor, j'avais alors cinq
Ans. Après un copieux petit déjeuner 
Du pain et du Kinkeliba sucré melangé
Au lait. Il m'avait simplement ténu par le
Bras, mon père, comme d'habitude, 
Marchant et distribuant 
Des bonjours amicaux à l'Africaine de 
De gauche à la droite de la route menant
À l'école . Nous arrivâmes,bien que tard
Dans l'enceinte de l'école, le calme du lieu
Me frappa .
Arrivé au seuil de la porte, au moment de rentrer
 Dans la salle de classe, des voix retentirent: 
L'impérialisme ?  A  bas !
Le colonialisme ? A  bas!
Victoire !      Au peuple !
Gloire. !       Au peuple !
Fraternité !   Entre tous les peuples !
Après ces slogans, c'était  ainsi dans
Toutes les écoles de la Guinée,
La jeune nation n'avait que treize ans,
Mon père,parla brièvement à Monsieur
Benoit Camara, qui, par la suite me 
Dirigea vers une place au fond de la
Classe, moi, je ne voulais à aucun prix,
Rester confiné dans les murs d'une
Salle de classe, je pleurais, Médor m'aida,
Mon père le gronda, Médor se tu,
Mon père sortit furieux, je venais de 
Rentrer à l'école, et venais de me séparer pour
La première fois de la journée de mes deux,
Amours, mon père, et son chien Médor,
Qui ne le quittait jamais.


Il s'agit de mon père adoptif, qui se chargea de notre éducation à la mort de son frère, mon père biologique.

Barrymoussa180 dans Poésie.
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