Monicala.

Avec respect et considération, à une grande dame de coeur et de talent. 
A Monicala, qui a su m'apporter le soleil et la chaleur, quand dehors il faisait gris et froid, une mère spirituelle, qui m'a beaucoup aidé , quand j'ai perdu le premier amour de ma vie, ma mère, artiste de concert, partie trop tôt d'un cancer du sein.


A Monique,

Petite fille, tu souriais déjà à la vie.

Petite fille, tu avais besoin d'amour, mais la petite noblesse imposait ses règles, convenances, étiquettes, apparences et froideur.

Petite fille, tu étais rieuse et innocente, comme le sont les enfants de cet âge.

Tu  grandis, petite fleur de printemps, et les saisons ont passé.

Tu grandis encore pour partir au pensionnat, dans l'esprit d'alors, éducation, enseignement religieux.

Adulte, tu  arrivas, petite oie blanche, innocente et naïve, il était temps de quitter le nid.

Un mariage, robe blanche, 3 beaux enfants, un chemin à suivre, une morale, une éducation,

Tout était établi, sans surprise la vie suivait son cours...

Un jour d'été, le soleil brilla plus fort, il transporta ton être, dans des espaces tant recherchés, ta vraie 
vie t'attendait.

Voyages, travail, amis, sentiments te comblaient, tu appris la peinture, tes sens enfin, exultaient,

Tu étais enfin toi-même, entre rêves et créations artistiques.

Tu appris à voir, avec de nouveaux yeux, tu appris le plaisir de peindre,

Le plaisir d'étaler tes sentiments en visions colorées, en sensualité.

Tu  appris à contempler le ciel, main dans la main, avec ton compagnon de route, parti trop vite vers les étoiles.

Est-ce pour cela que tu aimes tant les étoiles ? Brille mon amour de mille feux,  disaient tes yeux.

Tu as posés à nouveau tes valises, renoué avec tes origines, tes souvenirs, une page s'est tournée.

Ta vie s'écoule avec passion, comme savent l'être les artistes, dans l'amour des choses vraies, des êtres qui te se sont chers, ton âme brille de trop d'amour à donner, qu'il est bon de donner, de se sentir aimée, me dis-tu souvent....

Les jours te sont trop courts, tes tableaux pas assez grands, tes couleurs pas assez vives...

Qu'explose la symphonie des couleurs, qu'explosent les sentiments, les rêves.

Que seront tes jours à venir, tu veux vivre le présent, tout simplement parmi les tiens.

Ta main se tend, vers le chevalet, et tu signes avec humilité, ton immortalité : Monicala.

Marc de st Point.

Marc de St Point dans Poésie.
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