Mort

J'ai effleuré la mort
Elle connaissait ma peur
Elle choisissait mon heure
J'ai déjoué son sort
Le destin jouait en ma faveur 
Je l'ai dupé, j'étais le plus fort

Elle m'attendait depuis
Bien trop longtemps
M'épiant jours et nuits
Dans le cadrant 
De l'horloge
Des temps infinis

Le trou était déjà creusé 
Le bois sculpté 
La cérémonie fomentée 
Mon nom radié 
Mon existence évaporée 
Ma vie oubliée

Je pris une corde
Je l'avais vaincue
J'y ai mis mon cou
Je me suis pendu
Personne ne choisit mon sort 
Je suis seul maître de ma mort

Giraque dans Poésie.
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