Mossoul, Alep et les autres

Le rythme des bombes comme pluie,
Les torrents de feu s’accumulent
Et s’accélèrent dans nos nuits,
Entre les nuages de poussière, nul
Ne doute de la mort. Pas même la vie !

Les nuages se transforment en eaux,
Et le sol jonché de cadavres en sang,
L’espace du monde disparait dans nos rangs,
Les explosions ont créé des cratères vers le haut,
Pourquoi douter de l’Homme sans envie.

Ceux qui y croyaient  sont devenus les survivants
D’un monde à l’agonie, l’exode, juste un temps,
S’était arrêté aux portes de l’effroi, au bout
Du compte, exténuée la foule percevait les coups,
Mais trop souvent on préférait l’oubli !

Mossoul, Alep et les autres, puis plus rien
De beau nous attend là-bas, alors viens
Avec moi, voir les ruines des villes antiques,
Le sort de l’Humanité devient si tragique
Quand l’Homme doute de lui dans son oubli.

Le sort de l’Humanité est sombre et poussiéreux
Trop éloigné de nos jours bienheureux,
Me rappelle notre propre souffrance,
Me rappelle à ta propre errance,
Et je suis l’homme qui s’enfuit dans la nuit.

Où se trouve le convoi des humanitaires
Perdu sur les routes de poussière
De nos cités entre les pluies des bombes,
Où vont les héros au torse qui se bombe,
Je veux croire en l’espoir qui nous fuit !

Ne plus dormir de rêves illusoires
Jusqu’au lever du jour, jusqu’à la tombée du soir,
La foule pleure le nez plongé dans la poussière,
Quand arrivent les convois humanitaires,
Et les peu de sourires redonnent une lueur à la nuit !

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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