Nature - I

Nature

CHANT PREMIER

I
L’air angélique et doux de l’antique univers,
Au plus près de ma vue exhale donc mes vers,
La nature est en moi, qui attache à mes pas,
Le cercle d’une année, et dépose là-bas,
Toutes les palettes d’un peintre favori,
De friches broderies, de vertes draperies ;
Saisissez mon émoi, pour ces flots et ces fleurs,
Et peignez sur la toile, aux mains de vos couleurs,
La parure des champs, la douceur des forêts,
La faune et la flore quand les dieux nous offraient
Cette pluie salvatrice où nous étions en paix.

II
Dans des jardins parés, Elysée de leur gloire,
Les humains souriaient à la douce victoire,
Quand les champs embellis donnaient d’une nature
Ces plus beaux apparats à l’abeille en pâture,
Imaginez ce monde, Ô combien miniature !
Prudente jeune fille, observez la peinture,
Pour céder aux vergers d’un tel lieu fréquentable,
De pareille apparence, on s’y mettrait à table.
Saisissez votre chance en l’exil embelli,
Quand les rouges-gorges font et défont leur lit,
Je me souviens encore à l’image chérit !

N.B : 
Ode et chants en alexandrins, voici dont le premier chant.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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