NE ME SURCHARGEZ PAS

Ne me surchargez pas, j ai la tête pleine de lui,

Le silence et sa voix, sont les vols de ma nuit.

Il habite très loin, dans une heure incertaine,

 Je le joins sans le voir, il est en soixantaine. 

Dérobé à mon temps, il ne devient pas cendres,

Enrobé dans le vent, il ne cesse de surprendre.

Je l’embrasse dans mes rêves ;  il est ma terre,

Car toujours, sans trêve, il porte mon annulaire.

Ses racines sont ailleurs, en chemin contrôlé,

Je ne sais pas la peur des frontières obligées,

Ma plénitude c’est lui, il engloutit mes doutes,

Il est mon infini, mes bornes sur la route.

Je suis fidèle comme l’arbre et dure comme la pierre,

Lui seul sera mon sabre, et toujours mon repaire.

A F.

ange dans Poésie.
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