NE PAS PENSER

Présence d’un balancement
Affluence de couleurs et d’odeurs
Mûre et thé s’associent
Et voilà que s’enfuient mes soucis
Un clignement d’œil, un battement de cils
Je m’évertue à ne pas penser
Sentir l’assise de mes pieds
Espoirs poussiéreux envolés
Les anges gardiens me soufflent à l’oreille
Que le temps est venu
Blanche porte du pendule
Tic-tac fait la montre
La gueule ouverte
Béatement avide
De la proie qui ondule
Sur l’eau : balancement et craquement
De la toile
Ensemble on écrit des vers à soi
A soi pour autrui
Uni vers une banalité
D’un jour au quotidien….

Fabien Rogier dans Poésie.
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