Non, tu ne me manques pas

Non,

tu ne  manques pas,

toi ,

non,

tu ne me manques pas.





Tu manques juste à mes mots dans leur banalité.

Une motte de mots,

je l'arpente, hissez haut.

Tu manques juste aux matins aux persiennes alitées.

Des matins aveuglants,

des matins flagellants.



Mais toi,

tu ne manques pas,

toi,

non,

tu ne me manques pas.



Tu manques aux oisillons à l'heure de la becquée.

Furieux les oisillons,

furieux les trublions.



Tu manques juste à la mer dans mes nuits agitées.

Aux odeurs de ma mère,

alphabet de ma terre.

Mais toi,

tu ne manques pas ,

toi,

non,

tu ne  me manques pas.



Tu manques au ciel courbé de solitudes brisées.

Comme un trait au crayon,

signé : ton pygmalion .



Tu manques à un Septembre qui flirte avec l'été.

Oser, Septembre, osé,

des je t'aime en paniers.



Mais toi,

tu ne manques pas,

toi,

non,

tu ne me manques pas.



Tu manques à l'air du temps sur ma peau hébétée.

Une aire dans le désert,

où es-tu ,oh misère!



tu manques à l'horizon fut il inespéré;

Un horizon futile,

mon prénom est Sybille.



Tu manques au nourrisson gouleyant sa tétée.

Ardente la tétée,

dans ton giron ouaté.



Mais toi ,

tu ne manques pas,

toi,

non,

tu ne me manques pas,

à moi,

tu ne  manques pas.

lifesof dans Poésie.
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