Nuitamment

Le temps a fui, j’ai vu l’astre du jour
Mourir dans le lointain
Les heures s’achever sous le pas lourd
Du calme qui revient

J’ai vu les voitures traîner dans le trafic
Comme des limaçons
Au son de la chorale cacophonique
Des coups de klaxons

Et j’ai vu la nuit jeter sur les toits
Son voile ténébreux
Puis le silence s’emparer des voix
Et refermer les yeux.

J’ai même cru entendre dans le noir
Quelque pleur étouffé
Abandonné aux mains du désespoir
Qui brandit son trophée

Quelque part, vibrait la joie des tout-joyeux,
Les fougueux sans crainte.
Tandis qu’un hibou triste et malheureux
Entonnait sa complainte.

Sur Terre, la vie va tellement vite ;
Vive comme le vent !
Et nous filons comme des satellites
Vers la fin de nos temps

Constant dans Poésie.
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