Ô ma muse…

Source d'inspiration, pour chacun elle porte un nom: - 

Ô ma muse…

Elle avait ce visage qui ne peut s’oublier
D’une aquarelle tendre la toile sublimée
De ses larmes versées, diluait les couleurs
Elle en faisait rosir, le pourpre de mon cœur.

Le sentiment tendresse, alors personnifié
Elle devint la déesse de peintres énamourés
La muse que l’on invoque pour la plume asséchée
La rime que l’on griffonne, trop pauvre pour l’encenser.

Elle est dans le fantasme celle qui hante nos nuits
Nous faisant regretter l’aurore qui l’engloutit
Tout en gardant ses voiles elle offre ses contours
Et soudain, se dessine, le sentiment d’amour.

Elle est toute puissante et règne dans l’art majeur
À elle on abandonne nos sentiments de peurs,
Nos forces et nos faiblesses, nos erreurs du passé
Quand de fausses déesses nous avaient possédés.

Elle, qu’on imagine sortie de nulle part
Où d’une forteresses, franchissant les remparts,
Idéal en ce monde, crée juste pour nous,
Quand l’imagination nous voue à ses genoux.

Elle avait ce visage qu’on ne sait oublier
Ma plume et mes pinceaux en gardent le secret.
Quand ma main sénescente ne sait plus le tracer
Que ma vue vacillante refuse de l’éclairer

À mes paupières closes son fantasme renaît
Ö ma belle déesse, ton seul présent vient du passé.
Toute une vie, par la muse inspirée.
Quand, de son pouvoir unique, toutes les femmes elle rejoignait.

Karmanda Maghi - 08 septembre 2015- TDR. 

Karmanda Maghi dans Poésie.
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