Oiseaux insoucieux sous des cieux cléments

L'ange de la mort ne connaît pas l'âge ,
Il fauche les vies au gré de sa faux ,
Toujours tranchante et sans défauts ,
Et te voilà dormante au berceau .
Dors au berceau , dors , dors mon bel ange .
O  mortels  qui  m'écoutez ; Connaissez -vous
Ces oiseaux  des champs , qui volent toujours 
Par pairs d'ailes ? Qui vont  d'épis à épis gratter 
Quelques grains  ?  Qui près d'un étang , d'un lac
Se prélassent  en plongeons , mouillants leurs
Plumages les becs en premiers ?  Et qui reviennent
Le soir près  du foyer ?  Oiseaux sauvages et 
Domestiques qui guettent la pileuse, qui oublie
Pour eux de précieux grains du repas du soir ?
La nature m'est témoin , nous étions comme cela  ,
Des oiseaux insoucieux sous des cieux cléments !
Dix sept ans sur les prés et prairies ,
Dix sept ans qu'elle me regarde et sourit
Dix sept ans d'amours et de jeunesses .
Dors au berceau , dors , dors mon bel âge ,
Et que Dieu t'ouvre le paradis céleste .
Envolée d'un vol  insoupçonné ,
Personne ne peut me consoler
Personne ne peut me promener
Personne ne peut me contenter !
Ainsi le chagrin froisse mon visage .
Quelles têtes font les hommes en deuil ?
Quelles couleurs ont les yeux qui pleurent ?
Mais que fais l'âme qui plaint son coeur ?
O dors au berceau , dors , dors ma colombe .
O triste , triste sont les jours sans joie 
Sans lumière et sans espérance ,
Que triste est le jour où  nous levons la tête ,
Promenons les yeux sans voir un être qui acquiesce ,
Un ami  pour condoléances , un ami d'enfance .
Où  habitent les êtres qui nous aiment ?
Convenons que c'est bien triste ,
Qu'on me vole ma poupée d'un vole insoupçonné ;
Dors ma poupée ,  dors , dors mon bel ange .


A la mémoire de ma chère amie , ADAMA  DIALLO , décédée le 17 avril 1981 . quand nous faisions la 4ieme. 

Barrymoussa180 dans Poésie.
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