OSE

Si tu n’es qu’une miette, sur une fausse planète,

Au milieu d’une fête où la foule te rejette,

Invente-toi des jambes qui soient en serpentins,

Et des frontières, enjambe, tous les murs d’airain.

 

Si la musique est morte, au nid de tes deux mains,

Qu’on a claqué les portes sur ton plus beau refrain,

Qu`on te décrit avide ou d’argent ou d’honneur,

Ne dessine point le vide, pour y cloîtrer ton cœur.

 

Tu n’es pas un objet que l’on pèse, que l’on juge,

Ni même un sobriquet que l’on veut sans refuge.

Toi seul connais l’amour dont tu seras l’écrin,

Nul n’a besoin de cour, pour applaudir demain.

 

Divorce du divorce et épouse l’espoir,

Tu auras cette force, même si on te dit noir.

Avance dans la boue en rêvant d’harmonie,

Ose tourner la roue, d’une main de petite fille.

 

 

Le zéro est béni, il prédit le million,

Quels que soient ses défis, caresse-le à fond.

La fortune ? Mais c’est toi, relève tes actions,

Ose bousculer ta joie et mûrir ta raison.

 

Aucune vie n’avance, sans l`audace d’être SOI,

Les étiquettes rances qu`on collera sur toi,

Prends-les comme une carence de l’autre qui ne sait pas

Et laisse le t`appeler du nom que tu n’as pas !

 

 

 

 

 

 

 

 

ange dans Poésie.
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