OUI

Oui, de mes propres mains, avec sincérité,

Oui, sans recul aucun, avec félicité,

Je serrerai sa taille pour en briser les os,

Laissant dans la bataille, sa peur, sous mes rires chauds.

 

Oui, je serais capable jusqu`à l’aube de l’attendre,

Et bien mieux que le diable, de froidement la descendre,

Trouant de quatre balles et ses pieds et ses seins,

Pour jeter sur la dalle ses étoiles de carmin.

 

Oui, sans aucune pâleur et pas un tremblement,

Je pourrais choisir l’heure, fignoler le moment,

Pour l’abattre en vermine, sous mes plus durs talons,

Ou mettre en ses narines quelques petits frelons.

 

Je l’accuse avec haine, de m’avoir amputée,

D’une partie de mes veines, d’une partie de mes fées,

Femme fourbe, femme noire, femme cruelle,

Que son sort soit de boire le venin de mes ailes.

 

 

Elle qui un jour d’hiver, me prit mon univers,

Elle qui sur une civière vint statufier ma MERE.

Elle, la mort populaire, aux gestes de poussière,

La mort aux doigts de terre, aux cheveux de vipère..

 

« Si tu tuais la mort,   Mahlya,

Que ferais-tu de la souffrance des cancéreux,

De ce vieillard en loque qui vomit dans sa tête,

De cette manchote débile au regard en sébile,

De ce petit humain qui se lèche les mains

Car pour rêver de pain, c’est son seul chemin …

Pourrais-tu décemment, les condamner éternellement ? »

 

 

 

 

ange dans Poésie.
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