Papa

Papa


La même liqueur, les mêmes peurs
La même heure, les mêmes pleurs
Dans cet appartement, place de la douleur,
Ma mélancolie fait la cour à la joie
Puis l’assassine sauvagement dans son emoi,
Et ma naïveté frivole avec la perfidie
Avant de la noyer doucement dans sa folie.
Aujourd’hui encore, le soleil est mort.

J’ai garé mon extase en face de la déception
Et mon idylle sur le parking des illusions.
Mon silence embrasse la main de la souffrance,
Face au bonheur, j’affiche un visage apathique
Et dans les ruines de mon éternelle démence
Je trouve chaque matin des plaisirs alcooliques


Les jours sont des Ouroboros
J’ai fermé ma porte à Eros
Ainsi qu’à ses tortures féroces,
Et j’ai accueilli Deimos
Avec ses beaux chiens véloces.
La fête est bientôt complète
Faites sonner les trompettes,
J’attends Thanatos


A chaque réveil, une autre déception
Lorsque je vois mon corps toujours en action,
Alors, je prends un autre verre
Pour oublier mon calvaire.
Devant le reflet de mes espoirs
Je suis un dieu atypique
Devant le reflet de mon miroir
Je suis un vers lymphatique

Il n’y a aucune pénitence
Lorsque j’effectue ma repentance,
Seul moi et une morose répugnance.
A l’aide de mon beau pinceau
Je voudrais dessiner un bateau
Pour voguer sur l’océan du désespoir
Car je m’y noie depuis mil et un soir.
La terre ferme se camoufle
Et moi, je prends mon dernier souffle.

Lucas dans Poésie.
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