PARDONNE-MOI OH VIE !

 

 

Pour le vol déchiré d’un oiseau qui s épuise,

Pour la larme violée que le soleil irise,

Pour l’étoile de l aurore, aveugle d’avoir trop vu,

Pour l’herbe saoule de rosée qui meurt d’avoir trop bu.

Pour le soleil brisé sur le tranchant de l’eau,

Pour la chair qui se donne pour un frisson de peau,

Pour le vent qui ne croit qu’en sa propre violence,

Pour le cœur qui retombe dans ses dures déchéances,

Pour le flocon de neige qui noircit sur la boue,

Pour ce mensonge tordu qui se nourrit de tout,

Pour le chagrin du temps, où marche le pas du rire,

Pour ce regard d’enfer qui distille le pire,

Pour le tonnerre qui hait dans la pureté des cieux,

Pour cette larve d’offrir qui se prend au sérieux,

Pour la lune qui argente naïvement nos rêves,

Pour ce vieux que l’on traîne, en souhaitant qu’il en crève,

Pour ce ciel sans câlin qui étire ses satins,

Pour cet enfant sans pain qui parle avec sa faim,

Pour ce morceau d’azur qui voit les hommes en guerre,

Pour ce noir que l’on tue, crachant sur sa prière,

Pour l’arc-en-ciel qui jure d’avoir tout falsifié,

Pour ce jeune amputé,  pour mieux pouvoir mendier,

Pour ce dôme de ténèbres où se perd l’hirondelle,

Pour ce démon qui souffre pour faire pousser ses ailes,

 

 

 

Au-delà même du temps, des cieux, des jours en bulles, pour tous ces       

sans élan, chaussés de vieux calculs,

Pardonne-moi, Oh vie, de croire, sans ridicule,

A  l’Amour qui s’immole, sans esprit de recul….

 

 

 

 

 

 

 

ange dans Poésie.
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