PARFOIS EN UNE SECONDE, LA VIE CHANGE DE TON

 

Il avait la tendresse tout au bout de ses doigts,

Telles des perles de caresses enveloppées de soie.

Il était chevaleresque et aimait sa princesse,

Il vivait pittoresque, fleurissant sa déesse.

Il maîtrisait l’ivresse et l’amour qui s’avoue,

Il était en finesse de la poupe à la proue.

Il valsait sans faiblesse, devant belles promesses,

Mais devant maladresse, il avouait tristesse.

Ses gestes couleur céleste prenaient formes de bijoux,

Et pour son altesse, il faisait même la roue…

 

Un soir, revint de Messe sans aucune bassesse,

Sur le divan dantesque, vit quatre formes de fesses.

Il haït la drôlesse, la vit vêtue de boue.

Il fit plusieurs gestes et tira plusieurs coups.

Il n’avait plus de liesse, l’instant était détresse,

Son cœur était vieillesse, il nageait dans la peste.

 

Parfois, en une seconde, la vie change de ton,

On devient telle une ombre qui ne sait plus son nom.

On efface très vite, l’inconnu d’un chemin,

Mais devant l’incongru,  mort devant notre main,

On n’aura, plus jamais, un avenir serein….  

 

 

 

 

 

 

 

ange dans Poésie.
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