Parfum d’automne



L’automne improvise par sa voûte grisée,
L’atmosphère embaumée des cèpes des sous-bois,
Et dont je m’adresse -toujours plus lessivé
Par les embruns du ciel,- tous les parfums, ma foi !

Sur les ravins, -les fleurs dansent,- l’herbe s’affole,
Rit le rollier moqueur comme si ses désirs
Répondaient à la brise éperdue, -un peu folle,-
Sa tendre missive si pourpre de nos rires !

L’arbre, où j’ai l’autre jour, murmuré en silence,
Ma jalousie d’aimer, a gardé mes douleurs ;
J’ai ressenti l’écorce écorché qui balance

Avec la douceur de ma peau contre ta peau.
Les oiseaux dans les bois, se sont tus de bonne heure,
Du parfum d’automne, j’ai conservé le beau !

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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