PAROLES DE NARCISSE (n°2)

À peine suis-je au bord
du lac inhabité,
que déjà l’eau qui dort
révèle ma beauté.

De l’aube jusqu’au soir
je vis de m’apparaître,
au risque de tout boire
à la tombée de l’être.

Ce que la nuit efface
mes rêves le refont,
si bien qu’à la surface
affleure aussi le fond.

Et si mon vrai jumeau
tremble quand je le vois
c’est qu’il cherche ses mots
pour refléter ma voix.

Jusqu’au soir absolu
où l’onde, existentielle,
ne reflétera plus
que la beauté du ciel.

dit par Gilles-Claude Thériault :





extrait de "A FLEUR D'EAU"
librement téléchargeable sur : http://enmotdiese.free.fr/a_auteurs.htm#martineau_afleurdeau

Philippe Martineau dans Poésie.
- 66 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.