Plaisir de lune et du soleil


Ample comme la nuit, et sa clarté splendide,
quand la lune poindre, transperce autant de mers,
Aux parfums envoûtants ; aux paroles lucides
les douleurs et les sons sont tous autant amers.


J’aime du souvenir Phoebus et ta souffrance,
Fils de Léto et Zeus, ne trouve point liqueur ;
Quand asséché ici, exerce ton essence,
Je me présente nu à ton aura rieur.


Comment ces lents échos parviennent-ils ? Poète,
Là sur ton violon, pose le musc archet,
Qui chante l’aubade pour ce grand jour de fête
Et répond à l’écho, cet élégant marché.


Quand on veut concevoir les fruits de la lumière,
Où ce fleuve invisible aboli le chagrin,
Embelli la terre, de sa puissance entière,
Éclaire notre route où je m’en vais serein.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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