poetical splen

Poetical….Spleen


Matins brouillard ,
Derniers regards,
Matin désespoir,
Matins câlins
Au crépuscule lointain.

Errance denfance
Au fond de mes souvenances
Maladroites,
De mes mains moites
Jen écris mes errances...


Le poète sendort
Au clair de lune,
Au sortir de sa plume.

Drôle de décor
Au soleil couchant,
Sous ses larmes dargent.

Un dernier pas vers le sable,
Essence de fleurs dorangers,
Subtilités de parfums étrangers.

Sources deaux intarissables
Puisant leur force aux océans,
Régalez-vous aux vents rugissant! ...


EST- IL UTILE ?

Est-il utile
De verser des larmes amères
Pour pleurer les angoisses de la mer?

Est-il utile
De parsemer nos corps de fleurs
Et de sculpter nos âmes tel un ciseleur?

Est-il utile
De sinventer des jardins de roses
Avant même quelles néclosent?

Est-il utile
Détaler vos effluves royales
Dans cet univers en spirale?

Est-il utile
De geindre et de gémir
Avant de pouvoir enfin dormir?

Est-il utile
De se regarder dans un miroir
Pour retrouver un peu despoir ?

Est-il utile
De partir vers dautres chemins
Pour écourter son propre destin ? ...

FLEURS EPHEMERES

De ces fleurs que lon cueille,
Il ne reste que quelques feuilles.
De ces pétales qui senvolent
Parfumer le ciel,
Eparpillant ses corolles
Eternelles,
Elles senvoleront vers toi,
Pour quelles tapportent la joie
Et quelques subtiles senteurs
Pour que sefface ta peur.
Sous la dernière lueur du jour.
Après un dernier détour,
Il faut que brille la lumière
Qui fera naître la fleur nourricière…


FLEURS EPHEMERES ( II )

De ces fleurs que lon achève
Quand le soleil se lève,
Que reste-il de nos pleurs ?

Quand il ne reste de nos rêves
Que le meilleurs,
Il faut savoir distiller la passion.

Avant que narrive la fièvre de la vie,
Avant dassouvir nos envies,
Extirpons de notre existence les racines.

Accepter de lhiver les derniers frissons,
Enlever de notre subconscient les épines
Pour vivre la substance de nos heures cristallines…


FEUR DE FEU

La graine senvole au vent,
Germe sur la terre pulvérisée.
Elle éclate sur la roche brisée
En sinventant dautres printemps.

La fleur grandit,
Buvant la flamme obscure.
De ce soleil, elle en a cure,
Deau pure, elle se nourrit.

Sous lair brûlant quil embrasse encore,
Comme un coup de tonnerre brisant le silence,
Elle a jaillit du néant avec tant dinsolence
Quelle en a montré tous ses trésors.

Et le grand lotus à la fleur éclatante,
Aux senteurs flamboyantes,
Pour son hymen qui a tant rêvé damour,
Naura vécu…quun seul jour…

Lexquise pureté de la plus belle fleur
Qui senvole en corolle vers ton cœur,
Je te loffre en parfum, tel un bouquet.
Et la fleur qui senroule à tes pieds
Sen ira sexhiber sur tes cheveux,
Et je verrai tout au fond de tes yeux
Cette lumière qui brille comme une étoile.
Le vent du soir emportera ce léger voile
Que tu portes autour de ton cou,
Et sur ta peau dacajou,
Je déposerai des pétales de roses
Telle une couronne en apothéose.
Je bois à cette royale aurore,
A lamour qui embaumera ton corps.

Quand se lèvera le soleil,
Quand viendra le soir vermeil
Avec son cortège de sons et lumières,
Tel un ciel se reflétant sous la bruyère,
Je déposerai sur tes lèvres un baiser,
Un doux baiser au senteur dazalées
Qui se perdra au fond de nos âmes.
Je brûlerai pour toi de cette flamme
Qui ne séteindra jamais de son bougeoir.
Quand jaurai atteint le dernier espoir,
Alors je respirerai le plus doux des parfums,
Je me loverai dans tes bras pour quenfin
Je retrouve un peu de sérénité,
Un peu de sérénité…


lUNE AFRICAINE

Elle brillait dans le ciel
Sous les feux du soleil,
Et dans les cieux,
Brillaient de mille feux
Les étoiles
Qui dansaient
Sous le léger voile
Qui se balançaient
Sous le vent.
Je marchai sur les dunes,
Sous ce clair de lune
En contre - temps.
Je contemplai ce paysage,
Et, tout autour du village,
La mer, lentement se retirait,
Lalizé, lentement, gémissait.

Je ne sais comment lécrire,
Je ne sais comment le dire,
Ce va et viens en ces remous,
Sous ce vent si doux.
Je ne sais si ma mémoire
Sest brisée ce soir,
Sous cette lune africaine,
Jen ai oublié mes peines.


( II )

Sous les vagues de la mer,
Oublier toutes les misères.
Ouvrons notre esprit,
Regardons mûrir la vie 
Dans sa plus grande simplicité !
De ces costumes qui passent
Dans les rues en toute sérénité,
Des ces passants qui seffacent
Le visage triste,
Fallait-ils quils existent,
Eux, perdus
Au fond de leurs avenues
Par quelques traditions
Même si parfois ces Questions
Engendrent des passions.
Accepter sans pâlir
Ces états de fait,
Regarder sans se mentir
Ce que le monde leur a Fait… 


( III )

De ces oasis où règne le silence,
Sous cette palmeraie magnifique,
Moments grandioses, instants intenses.
Sous ce paysage désertique
Incontournable,
Le temps sest arrêté
Sous ce ciel illuminé,
Imperturbable.
Quand le soleil se lèvera
Sous les feux de la rampe,
Quand les étoiles seront lampes,
Quand la lune se lèvera
Sous lobscurité naissante,
Lastre flamboyant rayonnera
Sur mon âme convalescente…


( IV )


Voir naître un autre pays,
Voir ces enfants grandir
Sans partage.
Voir naître un autre pays
Où les enfants puissent rire
Sans ambages.
Caravaniers en perpétuels
Mouvements,
Cavaliers magiques et naturels,
Cela me semble irréel
Et pourtant…
Ouvriront-ils un jour les yeux
Pour vivre sous dautres cieux…


Mes amours lointaines
Se sont envolées
Sur des musiques inachevées.
Je boirais aux fontaines
Ces eaux sereines
Pour en savourer
Tous les parfums
Pour quenfin
Jy respire ton âme
Au-delà de mes larmes.

De mer en mer,
Docéan en océan,
Dans un bateau blanc,
Je vogue en solitaire.
Ah ! Gouffre amer
Dans lequel plonge mon âme 
Cherchant en vain
Un autre chemin.
Jen oublie mes détresses
En cherchant quelques caresses…


PETITE HIRONDELLE

L hirondelle
Aux ailes blanches
Sen va vers
Dautres dimanches,
Sous un autre univers.
Ô Hirondelle !
Petit oiseau
Bien fragile
Comme ces mots
Qui serpentent
En pente
Au fil des lignes
Dargile.
Petite hirondelle
Au pied des vignes
Regarde vers le ciel,
Elle, perdue
Dans cet univers,
Presque nue,
Cherche son chemin,
Vole vers son destin.
Cest un autre festin,
Et, si chez nous cest lhiver,
Petite hirondelle
Couleur gris ciel,
Vogue vers le soleil….


PETITE FLEUR DES CHAMPS

Petite fleur des champs
Se pavanant au chant
Des oiseaux,
Faut-il encore écrire
Des mots ?
Comment décrire
Tant de curiosité,
Tant de beauté ?

Petite fleur des champs
Se gavant du soleil levant,
Pourquoi faut-il vous cueillir
Pour nous attendrir
De vos senteurs subtiles ?
Petites fleurs fragiles
A lexistence fébrile,
Pourquoi vous cueillir ?

Petits coquelicots
Présents dans mon grimoire
Fleur de ma mémoire,
Petits coquelicots
Qui ornaient les champs
De blé,
Petites fleurs des champs
Se pavanant aux chants
Des oiseaux
Sous lalizé,
Que vos riches parfums
Embaument cet univers,
Et que la fraîcheur
De vos corolles
Séparpille sur mon cœur,
Pétale en farandole
Emerveillant mes yeux enchanteurs…


Inégale inconscience,
Inélégance de linadvertance,
Nouvelle flagrance,
Saveurs et mélange dessences
Orientales.
Amalgames de fioritures inutiles,
Quittez votre éphémère
Piédestal
Telle des statues fragiles.

Univers
Qui voyage sur les ailes
Du temps,
Quelques parodies essentielles
Des printemps
Qui volent sur des rivages
Infinis,
Insomnies
Eternelles enviant mes rêves sages.

Gouffres amers !
Ô ! ivresse des profondeurs !
Que de chimères !
Jen ai perdu de la vie les odeurs.
Atmosphère
De plénitude ! je vois les couleurs
De la terre
Se fondre au soleil en douceur…


LA-BAS ( un autre ailleurs)

Le temps sécoule, imperturbable
Tel un animal indomptable.
Ais-je perdu la raison
Au fil des saisons ?

Là-bas,
Quand se lève le soleil,
Lazur se perd aux confins
De la mer couleur vermeille,
Et je cherche un autre chemin.

Là-bas,
Se sont égarés dautres printemps,
Là où fleurissent les fleurs des champs,
Là-bas, quand le soleil
Eclate en mille merveilles.

Là-bas,
Je me promène dans mes rêves
Au bord de lunivers,
Sur une autre terre,
Faisant une trêve.

Là-bas,
Je voudrai quautomne
Mapporte ses fruits si doux,
Mais, en cette saison monotone,
Mon esprit est toujours si mou…

Là-bas…
Jaurai voulu que ce soit ailleurs…
Là-bas
Il maurait plu que ce fut meilleur…




Sur la plage,
Parachute
Ascensionnel.

Sur la plage,
Cest la chute
En plein soleil.

Une fille
Part en vrille
Sous les senteurs
Africaines.

Pas la peine
Davoir peur
De voir la mer,
Où lunivers.

Pause-café,
Pas de larmes,
Point dalarme !

Chasse les fées
De ton esprit
Quand tu souris !

Quand tu pleure
Dans ta douleur,
Prends - moi la main
Jusquà demain…


A CONTRE – TEMPS…


A contre - temps,
En contre – bas,
Lutter contre le temps,
Partir là – bas,
Sous dautres printemps.
A bras le corps,
Les mains levées,
Prendre le temps,
De descendre
Des sentiers délavés,
Et de temps en temps
Pourfendre
Au corps à corps,
Les vagues dune mer lassée.

Naviguer au fil du temps,
Voler au grès du vent
Par delà les océans
En faisant linnocent.

A contre temps,
Quand le temps
Efface les douleurs,
Quand il sèche les pleurs,
Alors de temps en temps,
Sous laube du temps
Qui passe à contre sens,
Dans mon insouciance,
Je me laisse glisser
Au fil du temps
Sans jamais me lasser
De la vie,
Au grès de mes envies…
Aux nuits
De mes folies…


Marcher en contre – temps
Je glisse sous ses ailes
Cherchant un autre ciel
Sous dautres printemps.

Voguer sur locéan
En contre – temps,
Lutter pour la vie
En fuyant nos envies…

Lhorloge qui murmure,
Qui sen va, qui sen revient
En ce clair – obscur
En ne pensant plus à rien…

Se laisser couler sur
Les vagues du temps,
Qui nous pousse dessus, dessous,
Sur sa route, de temps en temps…

Et, nous, humains perdus
Sous cette grande nature,
Marchant parfois presque nus,
Se demandant pourquoi
Le temps ne fait point de ratures,
Se demandant pourquoi
Le temps nous jette en pâture…


A lécart du temps,
Quand le soleil séclipse
Au revers de locéan,
Sous le regard des mouettes,
Au gré des goélettes,
Le vent se divise
Sous ces reflets dargent.

Les étoiles envahissent
Le ciel, les nuages palissent,
Les couleurs de la mer
Se mélangent
Aux courants de la terre
Que rien ne dérangent
Sous le regard de lunivers.

Vois larc-en-ciel !
Il brille de mille feux
Sous les plaintes légères
Du zéphyr, qui, de ses ailes
Vogue en riant vers la lumière
Sur cet univers malicieux ,
Dans cet espace délicieux.

Transparence de lâme,
Force de lesprit,
Retrouver le calme
Pour recevoir de la vie,
Des sourires sur les visages
Denfants perdus sur des rivages
Inconnus, tout simplement,
Changer de vie…
Sourire seulement…
Pour la vie…













Arrache de ton âme
Tous les drames
De la vie,
Cache les désirs
De tes envies.
Pose sur ton cœur
Mille sourires,
Etale sur ton cœur
Des pétales de roses.
Prends dans tes mains
Des milliers détoiles
A peine écloses.
Tisse ta toile,
Fait de tes lendemains
Des jours heureux,
Lève les yeux
Vers les cieux,
Et, vois !
Tout au fond cet arc-en-ciel,
Tous ces rayons de soleil
Qui te donneront de la joie…


DERNIERE BALADE

Un dernier regard vers la mer,
Voir le soleil disparaître
Au-delà de lunivers,
Voir la lune apparaître
Sous un éclat de nuit
Pour briser mon ennui.
Un dernier regard vers la terre,
Je marche en solitaire
Sous la voûte céleste
Avec les étoiles pour compagnes.
Même le vent maccompagne
Sous les tropiques de lest
Dans mon dernier voyage
Pour découvrir dautres paysages.
Jinventerai des sphères nouvelles
Sans être terrasser
Par de douleurs cruelles,
Pour se débarrasser
Des horreurs de la guerre,
Sans armes ni arrières pensées
Libérer lâme et lesprit
De nos envolées guerrières,
Ne penser quà la beauté de la vie.
Je partirai en silence
Sans faire de bruit,
Sans un cri
Sur mes chemins denfance.
Jaccomplirai mon destin
De trouvère ou de troubadour
Sans aucun détour
Pour savourer un dernier festin.
Un dernier regard vers la mer,
Un dernier sourire vers la terre,
Je men irai sous le soleil couchant
Emporter par les vagues du vent.
Un dernier regard vers le ciel,
Voir briller les couleurs
De larc-en ciel
Et sen aller en douceur.
Je dirai merci
A tous mes amis
Près de moi dêtre venus,
Mes amis retenus
Dans le tourbillon de la vie.
Jerrerai seul dans la nuit,
Je marcherai à petit pas,
Et quand sonnera le glas,
Quand frappera minuit,
Je ne serais plus là.

Je mendormirai sous ma plume,
Dans un dernier éclat de brume…




Demain sera un autre jour
Où flamboiera lamour
Dans les jardins publics,
Et tous les regards obliques
Se perdront au-delà de lhorizon,
Brûlant ainsi les dernières illusions.

Le jour daprès,
Jirai vers les cyprès.
Jy verrai ton sourire
Sous le soleil,
Toi qui est si belle
Quand je te vois rire.

Je me balade de mer en mer,
Je continue ma croisade
En parcourant cet univers.
Jai en moi cette frayeur,
Je connais cette peur
Qui me taillade.

Je vogue sous la brume
Que la lune allume.
Je marche sur larène
De la vie, oubliant mes peines,
Tel un matelot errant
Ecumant les océans…


JE VIVRAI


Je vivrai
Assez longtemps
Pour taimer
Bien davantage,
Pour taimer tout autant.

Je vivrai
Pour voir ton visage,
Pour voir briller
Les étoiles,
Pour briser
Ce voile
Qui magace,

Je vivrai
Pour fondre la glace,
Voir la lune briller
Au-dessus de nos têtes,
Ecouter les violons de la mer
Et vivre sous un autre univers.

Je vivrai
Pour atteindre les montagnes
Sans mât de cocagne.
Je vivrai pour voir grandir les enfants,
Je vivrai tout autant
Pour voir un sourire sur ton visage,
Pour affronter dautres paysages.

Je vivrai…
Tout simplement…
En taimant…
Bien davantage…


CONNEXION


Ecran virtuel
Presque irréel,
Emotion sensationnelle
Quand je parcours ce ciel.

Connexion,
Quand tu nous tiens !
Aucune obligation !
Un chemin de rien
Du tout sur lécran noir
Qui renvoie ma mémoire
Au fond du miroir !

Connexion,
Cherche aventurière
Sous cette lumière.
Quand les lignes étalent
Sur la page un ciel sans étoiles,
Un sourire derrière la toile,
Un sourire denfant,
Tout simplement…

Connexion émotion,
Un peu daction
Dans ma vie insipide.
Un sourire limpide
Eclaire mon visage,
Je rêve à dautres paysages.

Connexion
Sans obligation,
Instinct dinternaute,
Où que tu sois,
Tu seras mon hôte,
Qui que tu sois
Derrière ton écran virtuel,
Pour pure émotion immortelle…


CEST LA MER

Cest la mer
Qui partage les frontières.
Cest la mer
Qui mange les rivières.
Cest la mer
Qui fait chanter les oiseaux.
Cest la mer
Qui fait danser les bateaux.
Cest la mer
Qui déroule ses algues,
Cest la mer
Qui rugît au bruit des vagues.
Cest la mer
Qui règne sur la terre,
Cest la mer
Qui règle cet univers.

Sous les feux de lazur,
Quand tout semble calme
Au plus profond de mon âme,
Sous lhorizon clair-obscur,
Le soleil se couche sur la mer,
Miroir incandescent
Aux reflets doux-amers.

Oui, cest la mer
Qui éclate
Sa beauté écarlate
Sous les couleurs de la lune,
Miroir phosphorescent
Sous la légèreté de la brume.
Oui, cest la mer
Qui déchire les rivières,
Cest la mer
Qui fait les frontières…


ABRUZZE

De ton soleil,
Jen ai envie.
Montagnes dItalie
Enveloppant le ciel
De neiges éternelles,
Sous le brouillard,
Du silence du soir…

Je viens dItalie,
Là où la vie brille de mille feux,
Là où le bleu de lazur
Se mélange au bleu de la mer
Qui a si fière allure !

Je viens dItalie ,
Vallée des Abruzzes,
Balayée par les vents
Venant dautres printemps.
Mes pensées confuses
Sen vont au fil du temps,
Souvenirs toujours présents
Au fond de moi.
Pourquoi tous ces pourquoi ?

Quand le soleil se couche
Sur le GranSasso,
Quand la lune se mouche
Dans les étoiles, le miroir
Réfléchi les couleurs du soir,
Et dans ma mémoire
Bercée par tant dhistoires
Au fil de mon enfance,
Après tant dannées derrances,
Je retrouve mes sources,
Les rondeurs de la Grande Ourse,
Ces étoilent qui caracolent
Au-dessus du manteau blanc,
Cette grande auréole
Multicolore parfume
En secret les nuages.
Le paysage dévoile
Son vrai visage.
Mon esprit veille
Sur ce petit village
Qui lentement séveille
Aux jours que se partagent
Ce petit village de mon enfance
Perdu au fond de la vallée.
Toutes ces années dabsence
Me font découvrir ces chemins
Sinueux et routes dallées.
Je me promène en solitaire
Sur les sentiers lunaires,
Et sur la cité endormie,
Je rêve à mon beau pays…
Ô ! Italie…
NUITS

Nuits fragiles,
Nuits opaques
Telle des fleurs
Que lon décalquent
Sur papier rubis.
Nuits sans sursis,
Nuits dargiles
Aux senteurs océanes,
Ah ! ces nuits tragiques
Qui me damne !
Ces nuits anarchiques
Déchirent mon âme
Chaotique !
Nuits étranges
Aux sourires dange,
Tel un drame.

Nuits magiques
Qui se meurent
Au soleil levant,
Nuits aromatiques
En contre – temps,
Qui senfument
Avec la rosée
Du matin.
Nuits de festin
Qui sallument,
Qui sarrêtent !
Là où se perd
Lamour
Que jai déposé,
Nuits dhiver
Devenant brume. 
Nuits mystères,
Jen ai perdu de la mer
Le chemin.
Nuits nostalgiques 
Au son dune musique
Sans lendemain,
Je rêve à dautres décors,
Je voudrais dautres trésors.

Nuits de bonheur,
Nuits de douceur
Mes pensées senvolent
Tel un aigle prenant son envol,
Et, le coeur léger,
Je te dirai  Je taime  …
Et lesprit libéré,
Je te redirai…  Je taime …


Rester seul à la maison
Pour ne plus voir lhorizon,
Ne plus nous mentir sans raison,
Trouver un chemin vers dautres saisons.

Trouver la délivrance
Dans lindifférence,
Souvenirs denfance
Qui font la différence.

De tous ces esprits immatures,
Pourront-ils chercher laventure ?
Qui saura soigner leurs brûlures
Sils en oublient ce quest la déchirure ?

Tous ces enfants seuls au monde
Pour qui misère et tristesse abondent,
Qui font de leurs yeux briller les secondes,
Pourquoi les mers se font furibondes ?

Réapprendre lamour
Avec le vertige des sens,
Et voir au-delà des jours
Une nouvelle naissance…

Partir comme lon est venu
Dans lantre de la terre,
Et disparaître presque nu
Sous le regard de lunivers…

Voir dans le miroir
Le visage de linnocence,
Pouvoir encore croire
Aux secrets de notre enfance…

Par tous ces chemins parcourus,
Partant de pages écrites,
Au-delà des sentiers battus,
Retrouver les sourires que lon mérite.

Ecrire de la vie un festin
Pour allumer dautres matins,
Chercher dautres chemins,
Se prendre par la main,
Avec nos sourires enfantins...


Il est des parfums sauvages
Qui se dégagent
Des forêts, de ces feuillages
Dun autre âge,
Qui déshabillent ce paysage.

Il est des bouquets de fleurs,
De ces odeurs
Que lon cueille sans peur,
Dautres senteurs
Que lon traque avec douceur.

Il est des instants de colère
Et de misère
Que lon inflige sur terre,
Et lon espère
Y découvrir les mystères.

Il est des illusions qui senvolent
En farandole,
Il est des sentiments que lon colle
A ces cités folles,
Il est des sourires qui se décollent.

Il est des dérapages pédagogiques
Illogiques,
Il est des tracasseries psychologiques
Atypiques
Qui se jouent des accords acoustiques
Et lyriques.

Alors que faire, que dire 
Dans ce monde apocalyptique ?
Dois-je encore écrire
Des mots en italique ?

Il est de ces moments tragiques
Quand lesprit panique
Quil faut faire la nique
Et tirer dehors las de pique
Pour faire une guerre anachronique
Et trouver une formule alchimique
Pour que la vie nous soit magique…


TEMPUS FUGIT

Il y a-t-il du mal
A croire
Que lon peut atteindre
La lumière
De cet univers ?
La gloire
D e lespace sidéral
Va telle séteindre
Avec les étoiles ?
Faudrait-il mettre un voile
Devant le visage
Pour éviter ce paysage
Si triste,
Croire à peine
Quil existe
Sur terre
Tant de haine
Et de misère ?
Faudrait-il
Percer le mystère
De la vie
Pour en être tranquille ?

Faut-il croire
Quil est encore
Des eaux pures
A boire,
A puiser tel un trésor ?
Quelle aventureLa vie !
Combien de brûlures !
Combien de déchirures
En mon esprit !
Les larmes
De la fureur
Me collent au cœur
Comme un torrent
Que lon désarme.
Et lhorloge
Qui nen finit
Pas de ses sarcasmes !
Et le temps qui senfuit
Sen retourne en sa loge.
Tempus fugit,
Là où le temps
Na point de rive.
Tempus fugit,
Plus de printemps !
Faut-il que je vive
Pour quencore jécrive,
Pour que ma mémoire
Se ravive ?
De mon esprit
Seffacent
Toutes les traces
De mes envies,
Et, tant que je serrai en vie,
Le temps passe,
Hélas…
TEMPUS FUGIT …
TEMPUS FUGIT …


Il est difficile
De rêver.
Il mest difficile
De me lever
Et de penser
Que sur terre
Règne la misère.

Ouvrir les yeux
Sous le ciel bleu,
Regarder les étoiles
Briller dans le soir,
Pouvoir tisser sa toile,
Pour enfin voir
Dans les profondeurs
Dautres regards
Les reflets de la mer,
Sentir les odeurs
De la terre,
Partir au hasard
Sous les brumes
De lunivers
Que la lune allume.

Il mest difficile
De penser
A tous les enfants
Errant sur ces îles,
De repenser
A ces enfants
Qui ne rêve plus,
Marchant presque nus…

Il mest difficile
De me lever
Le matin,
De marcher
Sur le même chemin,
De se cacher le visage
Dans la nuit,
De se cacher
Le cœur et lesprit.

Cela ne mest pas facile
De trouver un peu de joie,
Trouver quelques sourires
Pour ne plus souffrir
En silence,
Ne plus avoir froid
Dans cette existence,
Il faut laisser faire le temps…
Il faut fuir le temps…


LE TEMPS
Sest arrêté sur la forêt
De mes souvenirs,
Le temps sen est allé
Sur mes rires et sourires,
Vers dautres frontières.
Bien seul sous cet univers,
Le silence me fait peur.
Je ne sais plus rêver
A toutes ces heures,
Je ne sais plus penser
A toutes ces heures
Qui me riaient parfois
En me demandant
Toujours le pourquoi…
Et le comment…

Je voudrais partir
Vers dautres demains,
Je voudrais accomplir
Dautres destins.
Jaurai tant voulu
Quitter cette terre
Pleine de mystères.
Jaurai tant voulu
Ne pas connaître
Toute ces misères,
Ne plus naître
Sous ce système
Solaire.
Je pensai ne plus écrire
Ces quelques poèmes.
Pourrais-je encor décrire
Les facéties de ce monde
Moderne ?
Assez de ces immondes
Balivernes !

Il arrive parfois,
Quand la pluie
Tombe sur ma vie,
Quil me semble ne plus penser,
Ne plus rêver,
Que le soleil nexiste plus,
Quil me paraît superflu
De croire encor en quelques mages.
Il me semble impossible
Dinventer quelques autres images,
Il me semble impossible…

Il faudrait pourtant que je me réveille
De mon lourd sommeil,
Ne plus inventer des mensonges
Que les verbes et les mots dépareillent,
Ouvrir les yeux
Sous dautres cieux,
Ne plus ouvrir les yeux
Sur ce monde qui me ronge…
QUI SAIT POURQUOI ? …
HIVER

Ô ! Froide poussière blanche
Qui a su chasser
Les peines de mes nuits blanches,
Toi qui a glacé
Mon ciel détoiles éphémères.
Flocons de neige
Tel un sortilège
Tombant en unique cascade
Sous mon univers,
Sous ce paysage qui se dégrade,
Là ou se meurt
De longues saisons guerrières,
Là où les heures
Deviennent héritières
Dun grand manteau blanc !
Jentends dans le ciel
Le cri joyeux des goélands
Pour que le soleil
Caresse de ses doigts agiles
La belle terre fertile
Que nos pas impriment
Sur le sol mou et floconneux.
Mes mots expriment
La beauté des paysages harmonieux
Que le temps
Apporte, tissant sur le tapis
Solitaire
Le futur du printemps,
Et mon esprit
Sen ira au-delà des mers
Pour en finir avec lhiver,
Cette saison au goût amer
Et malgré tout
Par-dessus tout,
CE LONG MANTEAU BLANC
REJOINDRA BIENTOT LOCEAN …


Baisers de sel
Aux confins de la mer,
Baisers de miel
Sous cet absurde univers,
Baisers de fiel
Sous les palmiers,
Baisers de papier
Sur le sable blanc,
Doux baisers sous la lune
A peine voilée,
Baisers de sang
Au-delà des dunes,
Baisers volages
Par delà les nuages
Pour des amants sincères,
Parfois baisers doux-amers…

Lamour
Peut paraître si grand
Au fil des jours
Face à locéan,
Et pourtant,
Même si la terre lentement
Se meurt,
Même si je compte les heures,
Je profite doucement
Des couleurs
De lhorizon,
De lespoir des saisons.

Le temps devient chimère
Si rapidement
Quil me faudra faire vite,
Bien vite
Pour que mon être renaisse
De ses cendres,
Pour que lenfant paraisse,
Quil puisse enfin
Suivre son destin…

Baisers de cendre,
Baisers de soie ,
Baisers sournois,
Baisers sourire
Pour que la vie soit un festin,
Baisers éventuels
Pour faire de la vie
Une mémoire infinie
Pour baisers immortels….


Jattendrais que lombre
Devienne plus claire
Parmi mes nuits sombres.
Je ferais un pas sous lunivers,
Je marcherai vers le soir,
Sous les feux du soleil couchant,
Jirai plus loin , masseoir
Sur le bord de locéan.
Jai peur du brouillard,
Je ris de ton regard,
Jai peur de dormir
Le cœur vide,
Jai peur de ton sourire,
Jai peur du vide.
Il me manque des senteurs,
Les parfums des fleurs.
Je voudrais fermer les yeux
Sous un ciel si bleu,
Je voudrais tant rêver
Sous dautres cieux,
Voir les étoiles se laver
Dans les nuages légers,
Voir filer les comètes
Au sommet des crêtes.
Est-ce trop demandé
Que de vouloir,
Sans faire de procès,
Vivre en toute quiétude
Sans avoir peur du noir,
Pouvoir briser cette solitude ?

Est-ce trop demandé
De quémander la liberté ?
Tous ces gens de mer
Qui sen vont, qui viennent,
Qui, de leurs valeureux navires
Défient lunivers
Quoiquil advienne,
Triomphant de tous les empires,
Sous ces vagues envahissantes,
Sous la lune à peine naissante.

A tous les enfants du monde
Fuyant les secondes
Leur pauvre vie sur terre,
A tous les enfants qui pleurent
Leur misère sous cet univers,
A tous les enfants qui se meurent
Sous ce soleil sans voir les couleurs
Du temps,
Sans jamais avoir vu
De printemps,
A tous ceux qui marchent
A demi-nu
Sous la lumière que cache
Cette vérité
Sous le firmament fragile,
Que leur visage puisse sourire
En attendant des jours dociles,
Oui, que tous ces enfants
Puisse rire un jour…
En voyant locéan…
Tout simplement…


POETICAL SPLEEN

Mots acerbes,
Paroles abstraites,
Le verbe
Laisse paraître
Sur les lignes discrètes
De nobles sentiments,
De drôles de serments,
Des phrases secrètes.
Vie de rêves et de poésie,
Vie de fausses réalités,
Et qui sait si la vie
Sera sans ambiguïté.

Inutile espérance,
Le temps est distant
Parmi mes errances.
Le ciel insistant
Dessine ses étoiles,
Les nuits tracent
Sur la toile
De mon écran noir
Le reste de ma mémoire.
Ces nuages qui passent
Au-dessus de ma tête
Signent mes défaites.

Le temps passe,
Le passé sefface,
Lentement,
Désespérément,
Cachant les blessures,
Couvrant parfois les brûlures.
Il me reste beaucoup de choses
A écrire,
Tant et tant de choses
A dire
Avant que le temps ne senfuit.

Mais, parole de poète,
Même au creux de mes nuits,
Ce qui trotte dans ma tête,
Même dans mes délires,
Quelque soit lheure,
Je crois que le meilleur
Est encore à venir,
Le meilleur est a venir….

m.dominique0153 dans Poésie.
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