Pour Duchesse et Picardie : elle regardait la mer.

Elle regarde la mer d'opale d'un regard flou entre deux rêves bleus.

Elle semble comme sourire, sur cette digue du bout de monde,

Et moi je reste là, à la contempler.

Je la regarde, la trouve désirable et mystérieuse,

Je m'imagine blotti tout contre elle, lui prenant la main,

Lu disant et redisant, combien je l'a trouve belle et émouvante.

Nos regards soudain se croisent comme un  nouveau destin,


L'on se sourit, les mots sont inutiles, le rêve est agissant.

Que lui dire, je rougis comme un enfant ayant fait une bêtise,

Son regard bleu semble se faire plus intense

Elle sourit toujours, la panique me gagne...

Un grand timide, voilà ce que je suis revenu en enfance,

Elle se rapproche, un mot , juste un mot, rien ne sort

Le miracle se produit, comprenant mon trouble,

Je l'entend me dire : un petit café avec moi , ça te dirait ?

C'est trop beau pour être vrai, me murmure ma conscience perturbée.

Un ciel de bonheur s'abat sur ma pauvre personne,

Une vague d'émotions me submerge,

Mes jambes semblent se dérober,

Mais que m'arrive-t-il, quel est cet ange au regard si bleu,

Ce sourire comme une invitation...

Mon vocabulaire devient inexistant devant ce beau destin qui se profile, 

Cette chose incroyable et puissante qui embrase le coeur.

Moi c'est Alexandra, et toi, comment, ah oui, Marc,

Alors tu habites ici ?

Elle semblait adorer cette région sauvage de la côte d'opale, que Victor Hugo aimait tant.

Je me disais en moi-même, peut-être a t-elle besoin d'un guide ?

Ah, la minable excuse pour la garder, va t-elle dire oui ?

Le coeur en ivresse, j'attends... le oui, tant attendu arrive,

Je n'ose y croire, suis-je l'homme le plus heureux et le plus chanceux de cette journée qui pourtant s'annonçait semblable aux autres.

Après une nuit agitée, frappé par la terrible maladie de l'amour, 

Je retrouve Alexandra, mon dieu, elle est encore plus belle sous le soleil...

Bonjour Marc, bien dormi ? Je dis oui, menteur et maladroit, 

Je ne sais poser la bonne question, pourtant j'ai tant de questions.

J'ai soudain peur, peur d'être à nouveau déçu, abandonné.

Nous décidons, après un grand éclat de rire libérateur, 

Il faut vous dire, que mon air nigaud, la faisait beaucoup rire,

De regagner le bord de mer aux vagues ondulantes et argentées.

Deux âmes se cherchent, se découvrent, s'apprécient.

Trop beau pour que cela dure, me murmure ma conscience au bord du gouffre

D'ailleurs les coups de foudre, peuvent-ils vraiment durer ?

Je me sens à cette idée devenir triste.

Elle me sourit à nouveau, me glissant avec douceur à l'oreille:

Marc, tu as l'air bien songeur !

Je lui avoue mon trouble, mon inquiétude, et ma dernière déception amoureuse.

Me prenant délicatement la main, elle me murmure dans le cou :

Tu sais pour moi, c'est la même chose, je ne pensais pas retomber amoureuse.

Je ne savais où était le ciel, le soleil et la mer, 

Tout s'emballait, me submergeait d'émotions indicibles, 

Irrésistiblement je serre sa main et dirige mon visage sur son radieux sourire.

Nos bouches s'unirent en un gracieux ballet, nos mains se joignirent,

Nos coeurs fusionnaient en un feu puissant .

Tard dans la nuit, nous étions encore enlacés , rien d'autre, n'était plus important, 

Que toi, mon bel et merveilleux amour.

Face à la mer, l'amour incommensurable,

Face à notre amour, un ciel de promesses.

La lune apparue, Alexandra prenant ma tête entre ses mains, me dit tout bas ;

Viens mon tendre amour, rentrons, je me sens si seul dans cette chambre d'hôtel.

Une merveilleuse idylle naquit, des nuits torrides, des rêves à n'en plus finir...

Je ne regrette rien, la vie est passée, nos chemins se sont  

Perdus dans les brumes d'un futur toujours incertain.

Je ne sais, ce qu'est devenue la belle aux yeux si bleus.

Parfois le soir, face à la mer, quand la lune apparaît, je crois sentir son parfum, et son regard sur moi.

Il y a dans la  vie,  des souvenirs, des sentiments qui s'archivent au plus profond de nous, et resurgissent à l'écoute d'une chanson, la vision d'un paysage, où  le ressenti d'un instant.


Marc de st Point.

Marc de St Point dans Poésie.
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