Premier poème

Comme un désir impulsivement puéril 
Estompé en quelques strophes mal écrites 
Dans mes années de pures insouciances 
Mes onze ans de pensées viles 
Dont les failles interdites 
Violées pour finir 
En de plus bêtes excuses mal dites.
Comme une interminable attente 
Des heures et des nuits languissantes 
D'une impatience de perdre conscience 
Pour échapper aux larmes abondantes 
D'une réelle illusion de souffrances 
Mes douze ans, l'année d'une peur accablante 
Que chaque jour je passais endormi.
Comme un sillon tracé sur le sable 
Sous un temps de violentes orages 
Périssent les espoirs d'un rêve maccable 
D'une passion effrénée et misérable 
Pleinement perdue dans ses mirages 
Mes treize ans, âge de désirs illusoires 
Dont chaque instant se noyait 
Dans des attentes interdites 
En silence toutes les nuits 
Je pensais à ma bien-aimée.
Comme un cri d'effroi étouffé 
Derrière des rires et paroles insensées 
Refoulant les désirs inexpliqués 
Et repoussant par peur des aveux inacceptés 
Mes quatorze ans, mon âge de pures déraisons 
Qu'en de belles paroles j'exprimais 
Sans gêne mes intérêts passionnés 
Jouant a l'enfant mal éduqué 
Puis s’élançant dans d'émotives déclarations 
Imprudent, en mauvais pensant 
Je me cherchais pour finir perdant.
Comme un élan diluviale après l'hiver 
Un temps fini de désillusions 
Nourrissant au passage les regrets d'hier 
Ravivant les passions oubliées 
Par un ego mal apprivoisé 
Mes quinze ans, année d'un renouveau passionnel 
D’espérances égoïstement écrasées 
Par le simple désir obsessionnel 
D'une vie solitairement agayée 
Dont chaque départ chargé 
De remords d'un passé défait 
A mes vieux rêves me ramenait 
Frileux d'un parcours sans appuis 
Que chaque jour encore je vis.
Comme un relâchement intentionnel 
Entraîné par un fort rythme ralenti 
D'une naturelle sûreté inaffirmée 
Faisant marge des demandes informelles 
Mes seize ans, âge de sagesses avilies 
Qu'embrouillent les souvenirs égarés 
Les affres des temps embellis 
D'où naissent les règles ressorties 
Qu'en tant d'années j'ai construit 
Pour finir meurtri.
Comme un soulèvement enragé 
Un sentiment glauque de vieux désespoirs 
Une succession de chutes dérisoires 
Mouvant chaque présent voyage 
Dans une mare d'incertitudes 
De schémas passés, mauvaises habitudes 
Mes dix sept ans, année de forces endommagées 
Rêves engagés si bien floutés 
Que j'ose a peine prononcer 
Par tant de charges 
Membres et pensées enchaînés 
Dont chaque douleur je rage 
Pour finir en marge.
Comme une étrange sensation de brisure 
Une blessure pourtant refermée 
Une joie spontanée face a l'indifférence 
A la hauteur des épouvantes souillures 
Mes dix huit ans, année d'incohérence 
En toutes perceptions que j'ose accepter 
Une vague d'insouciances mitigées 
Qu'en chaque besoin je traduit 
Par de passives intentions 
Qu'au bout du compte je fini 
Perdu dans mes inclinations.

Comme un vol en état d'ivresse 
Un sentiment d'avoir pris trop d'hauteur 
Un état de renoncement indécidé 
Mes dix neuf ans, âge d'un soi brisé 
Fanant en douceur 
Sans douleur des envies traîtresses 
Construit Par des convictions égarées 
Détruit Par les ruines accumulées 
Qu'en ce jour encore je subis 
Les brisures mal recollées...

juliettementhes dans Poésie.
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