PROLIXE

PROLIXE

                                     J’entame                                      
le cycle à rebours
D’un désamour certain
En aspergeant mes mains
D’un lubrifiant nocif
A base de graisse du vice ;
Je frôle le vice de forme
Et de manière prolixe
Je me déstabilise
Délibérément.

Je piétine
Toutes les fleurs de la pitié
Pour plus jamais qu’elles ne repoussent,
J’abats du bétail à la chaîne
Pour le compte de la grande distribution,
Incommensurable centrale productrice
De cancers fulgurants.

Je réitère
Des paroles discordantes
A propos d’ITER
Et du syndrome de la fusion,
Fusion d’effroi.
Bienvenue
Dans le magasin de la glaciation.
Je pleure
Abrité par les arches du temps,
Protégé des massacres réminiscents
Des milices du discernement
Et je ris de pleurer
Devant le spectacle abyssal
Du grand divertissement.

Gémellité parfaite.
Êtes-vous prêts petits clones
A propager le virus M
De globalisation ?
Je rêve globalement
Du combat sidérale,
Englobant profondément
La stratégie du choc
Et l’idée d’une ultime extinction.

Et les foules
En passant
Piétinent la spirale
Et boucle le cercle
De la consternation.

Gaspard Collal dans Poésie.
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