Publius Vergilius Maro



Je me souviens de ce monde sans toi
Dans les années passées à parcourir
Les routes assoiffées de connaissance
Et nous errons, à la quête de Virgile.

Mais personne ne pensait sous un toit
A jamais trouver les quelques rires,
Et vivre d’insouciance et d’aisance
Cette vie sans adresse d’un futur si vil.

Puis nous nous sommes perdus de vue
Nos télescopes électroniques à jamais tus,
Face à l’immensité de l’espace et de sa toile
D’araignée parsemée de mille feux d’étoiles.

Chacun porte sa croix dans la légèreté de l’air
Maintenant que nos plastiques s’étiolent avec les ans,
Et de nos yeux flétris d’avoir trop vu de zombies
Au pouvoir qui nous offrent leurs tickets de récession.

Quelques cafards en hurlant « j’ai l’homme ! », errent
Sur les parquets délabrés et des ambulances, attendant
Le prochain suicide raté, hurlent à tue-tête comme une vigie
Leurs cris stridents pour la prochaine foire aux promotions !

Ô Virgile pourquoi nous as-tu oublié ?
Ô Virgile et tes chants pastoraux dédiés
A la nation flamboient dans la tourmente
De nos folies destructives qui nous hantent.

Combien d’être devront encore errer sur les terrains vagues
Expirant de faim et de soif, incompris d’un monde qui se meurt ?
Combien d’enfants devront payer de leur vie, à l’ombre d’un horodateur,
Nos égarements de guerriers fous qui se déchirent pour quelques algues ?

A l’ombre d’un platane,
Je pense au temps des philosophes grecs
Deux mille ans pour rien qui se fanent,
Que restera-t-il entre nos mains à part un chèque ?

A quel ordre devrais-je inscrire sur l’intitulé ?
Quelle prochaine secte se fera un malin plaisir
De nous saigner aux quatre veines et nous laisser
Nous vider jusqu’à en rire, jusqu’à en mourir.

Je me souviens de ce monde sans toi
Dans les années passées à parcourir
Les routes assoiffées de connaissance
Et nous errons, à la quête de Virgile.

Mais personne ne pensait sous un toit
A jamais trouver les quelques rires,
Et vivre d’insouciance et d’aisance
Avant de connaitre ce futur si vil.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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