Quand la lumière se fait nuance.

Cheminant par de secrets sentiers, je retrouvai ma chère clairière, aux coquelicots écarlates, boutons d'or et violettes.

Le jour doucement s'endormait en un  long bruissement, en un long silence de lumières, une cathédrales de verdure argentée, l'esprit s'évadait vers la Cythère nostalgique d'Antoine Watteau, dont ses tableaux romantiques ont su si souvent faire rêver mon âme contemplative.

Il me semblait parfois entendre entre chaque balancement du temps, entre chaque lumière, sublimant la couleur des fleurs,  des arbres, une ode mystique donnant une certaine magnificence à cet espace égarée dans les couloirs du temps.

Je ne sais combien dura la contemplation, ce vertige de l'espace temps ........

Mais cette sensation inexprimable, rendait mon âme si légère et si pure, que je crus un instant la perde dans une dimension bien trop belle et bien trop lointaine pour un simple mortel.

La lumière orchestrait son ballet de nuances, se jouant des formes et des perspectives.

J'avais devant moi, un mouvant tableau, une féerie de couleurs vives, une parfaite harmonie des choses vivantes, qui explosait là, sous mes yeux émerveillés.

Boutons d'or enflammés par les caresses de l'astre radieux, coquelicots rouges de plaisir, offrants leurs frêles pétales et leurs radieux calices aux rayons charmeurs du soleil.

Comme une palette de peintre, comme une peinture de Monet, les couleurs se mélangeaient, brossées par le doux pinceau du vent d'été.

Comme cela sentait bon l'été, la liberté, la nature retrouvée, la vibration pure et langoureuse, qui fait danser l'esprit dans un merveilleux tout indicible et sublime.

Instant d'éternité en sol mineur, imprégnation lente à la pure initiation de la vie et de l'univers.

Le collège des Druides n'est plus, pour m'apprendre à découvrir l'essentiel, à retrouver l'esprit d'avant, comprendre le langage des oiseaux, les musiques célestes, dont Bach, Mozart et Vivaldi, n'ont perçu qu'un éclat, mais quel prodigieux éclat....

Spectacle enchanteur, que ne semble ternir.

Je n'avais pas envie de regarder ma montre, je n'avais de désir que de boire le calice de douceur et d'éternité qui s'offrait à la profondeur de mes ressentis.

Le soir s'approchant,   commençait à recouvrir la divine comédie des couleurs .

La lumière et l'ombre s'affrontaient en un duel complice et millénaire, en une parfaite dualité, qui m'annonçait la fin du grandiose  et intimiste spectacle, que seul sait offrir, l'enchanteresse nature.

Marc de st Point.

Marc de St Point dans Poésie.
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