Quand nous prendrons le temps

Quand nous prendrons le temps de vivre les instants
Prolongeant l’émersion de nos issantes âmes,
Le goût de l’existence et les désirs d’enfant
Seront de nos destins l’idéal de l’entame.
 
Quand nous prendrons le temps de l’ennui quotidien
Tout au long de nos jours d’amères solitudes,
La pensée et l’esprit conduiront le dessein
De notre imaginaire aux grandes amplitudes.
 
Quand nous prendrons le temps de désigner les choses
Par les mots dont parfois la vérité se pare,
L’humilité d’avoir compris ce qu’elle impose
Rejoindra la fierté de n’être plus barbare.
 
Quand nous prendrons le temps de regarder le monde
Non pour ce qu’on en voit de cruel et funeste
Mais pour ce que l’on sait d’espérances fécondes,
L’Histoire pourra rêver d’un nouveau manifeste.
 
Quand nous prendrons le temps de contempler les ruines
De nos projets maudits aux échecs programmés,
La beauté, le repos, le charme qu’elles dessinent
Empreintes d’inertie tranquille et apaisée
 
Feront l’éternité des heures assassines.

Fanch dans Poésie.
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