Rémanence...

Voilà qu’entre chien et loup, en coulées floues,
Le jour range dans son sein son quotidien.
A l’heure où le soir se prépare et s’ébroue,
La nuit glisse en mouvement ophidien
Offrant aux vents de l’instant son poitrail.
En rémanence, le silence dégrafe son éventail
Pour que les mots tissent l’informel.
J’entends craquer les assertions et leur ton niait,
Tomber en petits bouts, un à un, tous les pointillés.
Une larme s’arrache d’un coup à mon air perdu
Noyant ainsi le bleu de mon ciel indu …
La pensée en étoile filante se délie,
Se dresse de toute sa hauteur et contraint
Le souvenir à sourire, à déballer ses plis
A l’insu du temps ponctué de banderilles.
Dans les champs du verbe, la poésie lève son vers !
Il fait soudain si beau à remémorer ses mots…

zoraicha dans Poésie.
- 638 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.