Saisons

De quel printemps devrais-je être à nouveau l’enfant
S’accordant d’une vie ainsi la résilience
Pour venir épurer dans les jardins d’antan
Sa mémoire enrichie aux germes de conscience ?
 
A quelle saison d’été laisserais-je mon âme
S’imprégner de désirs pleinement ressentis
Dans la douce chaleur exhalée d’une flamme
Qui lentement s’éteint quand mûrissent les fruits ?
 
Par quel morose automne aux pluies froides et fines
Devrais-je me damner dans l’attente infinie
De l’éden mérité de la mort trop chagrine
Où la pensée se meurt d’une longue agonie ?
 
En quels frimas d’hiver verrais-je l’au-delà… ?
A quelque peur primale à l’orée d’un abîme, 
Résigné à ce que pour moi sonne le glas
Ou noyé dans le flot de mes rêves intimes ?
 
Et vers quels horizons voyagerais-je alors
Pour renaître engendré d’un néant délétère
Qui d’enfance saurait retrouver le décor
Dédiant à mon être l’éternel de la terre ?

Fanch dans Poésie.
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