Sans titre

Sans titre

L’oiseau dans le branchage effeuillé se pelote,
Pauvret, de n’avoir plus en son bec, un bourgeon.
Coulant, depuis les près, le ruisseau sauvageon,
S’écoule avec fureur en ses flots et ballote.

Désormais, nulle feuille ou si peu n’emmaillote,
C’est l’hiver, le bosquet, improbable donjon
Et chaque ombre s’approche et d’un même plongeon,
Tombe d’un ciel marbré de neige qui grelotte.

Au sol, plus de bouquets, plus de souffles légers,
Sur ses branches, chaque arbre a ses longs doigts rongés.
Des spectres noirs s’en vont qui croisent des fantômes.

Au bois, tout parle encore, écoutez, mais plus bas,
La Nature endormie ordonne en ses atomes,
De discrets entretiens et de frileux débats.


05.12.15 ©

UN POETE dans Poésie.
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