Se parler en silence

Trop pris par son travail et sans doute inconscient
Du manque qu’il laissait dans la vie de l’enfant
Son père l’oubliait, dans son cœur, dans sa tête
Et pensait qu’étant sourd il devait être bête

Pourtant ce  tendre fils  aurait aimé lui plaire  
Partager avec lui, de la vie, les douceurs
Heureusement l’enfant fut aimé par son frère
Amour fusionnel, un vrai papa de cœur

Marié à seize ans il était très heureux
Et fier d’être papa de trois filles adorables
La maladie hélas toucha le malheureux
Sa femme le quitta fuyant l’irrespirable

Heureusement pour lui il avait son ami
Qui, entre deux tournées, était à ses cotés
Sachant être cigale et quelques fois fourmi
Partageant tendrement rires et plats cuisinés

Quelques années plus tard il rencontra l’amour
Elle de son coté avait aussi trois filles
Hélas sa maladie a resurgit un  jour
Sur les plus beaux rosiers traînent des cochenilles

Une nouvelle fois le crabe est de retour
Cette fois près des yeux la douleur est intense
Son père s’est racheté et prouve son amour
En le suivant partout et sa joie est immense  

Je n’affirmerai pas, il est encore trop tôt
Que le diable a perdu mais chaque nuit j’y pense
Je sais que lui y croit n’ajoutons pas un mot
Laissons nos amoureux se parler en silence

chavigner dans Poésie.
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