Seul avec soi même

SEUL AVEC SOI MEME


La brise matinale câline mon visage
Encore couché sur le sable
je frôle les contours du rivage
d'un océan mélodieux, infatigable


J'ai dormi à la belle étoile
Sous un duvet presque à poil
Seul avec moi même
pour une nuit suprême


la veille en fin de soirée
perché du haut des dunes
j'ai vu le soleil et la lune
S'étreindre et se séparés


J'ai vu l'immensité compatissante
A étendre, révéler ses secrets
Impudique, lancinante
Sous un ciel orangé


Quand le noir éclatant est descendue
revêtir l'heureuse étendue
Je me suis allongé comme mise à nu
Sous les astres bienveillants, ingénus


je ne fut qu'un avec la nature
Telle une symbiose énigmatique
Je vous le dis, je vous le jure
moment unique, magique


J'ai senti le souffle de l'éternité
comme un délice m'envahir
Me faire divaguer, me faire frémir
Drapé d'une étrange nuée


c'est beaucoup et rien à vivre
C'est se sentir libre
même pour un temps infime
Ce temps serein et intime


La brise matinale caline mon visage
Encore couché sur le sable
je frôle les contours du rivage
d'un océan mélodieux, infatigable


J'ai dormi à la belle étoile
Sous un duvet presque à poil
Seul avec moi même
pour une nuit suprême...

freddow dans Poésie.
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