Si bien à Paris la nuit

Je suis si bien à Paris
Paris la nuit dans le dixième
À veiller près du néon
Néon rouge de l’hôtel
Chambre d’à côté il y a des filles
Des blondes allemandes  je les vois sylphides
Dans le fond de ma fatigue
Je suis grisé et pense la rive
La rive droite de la Seine
Côté cour de l’auberge
De jeunesse

Le feu au cœur l’amour en liesse
Et à ce moment j’ai quinze ans
Conséquence de ma paresse
Je ne dors pas et m’émerveille des gens
Le vent est si frais je me sens bien
La nuit est étourdissante
Je ne vois rien
La fenêtre est gigantesque
Me happe pour un rien

Je suis si bien à Paris la nuit
Dans le dixième coule la vie
C’est pas ce que je connais
C’est pas le treizième et c’est pas Nancy
C’est pas sinistre ça tu l’as dis
Je suis entouré d’amis
Je suis amoureux de Paris la nuit
Les passantes de Brassens en boucle cotoient Larson Nicky
Les vierges d’à côté je crois m’aiment bien
Elles me sourient si gentiment et je leur rend bien
Je les appelle Ondines et je me sens bien
Je me sens bien

Nisib dans Poésie.
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