Si loin, si loin d’Issy, de Paris.

Aux doux ronrons des tempes qui grondent
Réponde la chaleur suffocante
De mes poumons ; Et dans cette fronde
Verdoyante des fanges tentantes,
J’admire le soleil de midi,
Si loin, si loin d’Issy, de Paris.

Or, mon cœur bât cette gaie mesure,
Et mes yeux plongent dans l’eau stagnante,
J’avale donc sans demi-mesure
Toute cette atmosphère ambiante
Ici, ce fut bien le Paradis
Si loin, si loin d’Issy, de Paris.

À plus tard, ma charmante souffrance,
À plus tard, mes douceurs altérées,
Je laisse les villes polluées,
Pour une flore et sa douce essence,
Car voyez-vous donc ce Paradis,
Si loin d’Issy, si loin de Paris.

Voilà bien ce que j’ai toujours eu
Foi d’espérer en Mère Nature,
Quand elle se couvre de parure,
Du matin au soir, ici, je fus
Élevé au cœur du Paradis,
Si loin, si loin d’Issy, de Paris.

Poème en ennéasyllabe (9 syllabes).

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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