Solitude et désuétude

Ecoutez, écoutez la complainte,
Dansez, sautez au son cristallin,
Ce soir je ne veux pas de plainte,
Pour exprimer le fin du fin.

Pour ce que notre âme voit,
Pour ce que nos mains rêvent,
Il ny a pas assez de foi,
Et je rêve de cette Eve.

Celle là même qui torture mes nuits,
Celle là même qui froisse mes draps,
Celle là même qui sous moi crie,
En se tordant de plaisirs et démoi.

Oh muse, oh corps sublime,
De ma main, de mon cœur,
Se creusent des abîmes,
Ou déversent pêle-mêle nos peurs.

Où, la vertu ségare,
Où, laventure se crée,
Où, le corps se pare
De ses plus beaux attraits.

Las, le matin mon cœur est vide,
Mes mains agrippent des draps,
Trop blanc et trop morbides
Mon cœur, mon cœur bat.

Une chamade oppressante,
Un rythme langoureux,
Une musique incessante,
Un cœur amoureux.

Comme le destin se joue de nous,
Comme le destin se joue de nous.
Ou est la gloire de ces interdits ?
Ou est lhonneur de ces cris ?

Quel homme peut briser le sublime ?
Quel homme peut enlever la grâce ?

Bar_tabass

Bar_Tabass dans Poésie.
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