Songe, prés du petit étang .

La brume s'étirait doucement, réveillée par les premiers rayons du soleil; la surface de l'étang était lisse,
seule une onde glissa telle une porte du temps, l'ouverture d'une grotte remplie des trésors du temple de Salomon, annonçant l'arrivée majestueuse et silencieuse d'un couple de cygne, il semblait voler sur l'eau, tel des anges venus des nuées célestes.

La lumière naissante du matin jouait avec les feuilles des arbres en une symphonie d'ombres et d'éclats lumineux, le tout se multipliant à l'infini à la surface de l'eau attentive.

J'étais comme irradié, comme si j'étais cette même lumière qui emporte hors de l'espace  temps, nous mettant en communication totale avec les vibrations visibles et invisibles, je n'étais plus le point perdu dans l'immensité, j'étais le point au milieu du cercle de beauté, de force et de libération, une nouvelle densité plus subtile et irradiante, je n'entendais plus mon coeur conter les secondes qui nous éloigne du monde mécanique et nous rapproche de l'indicible beauté d'un esprit devenu oiseau libre et sensible dans sa totale plénitude de l'amour libérateur et souverain.

Un vol de canards bruyants, mis fin à mon envol spirituel, la réalité revint doucement me vêtir d'un manteau de fleur de lys, car j'avais compris,  que le vrai pouvoir de libération est dans notre connaissance de la perception des éléments qui composent notre monde, dans l'union et la connaissance des connections et des combinaisons binaires qui traversent nos neurones à la vitesse de l'éclair, remplies de l'énergie invisible de l'univers, serais_je l'univers, une infime partie certes, mais je suis cette énergie, j'en suis le gardien, le jardiner de cette fleur immortelle et subtile, j'en suis la conscience parmi tant d'autres, que je dois nourrir de pensées noble et altruisme pour qu'elles puissent rayonner comme les rayons solaires au travers des feuillages des hommes, nous sommes un et tout à la fois, atome de lumière et de création qui éclaire le néant par sa pensée bienfaisante.

Que vive cette lumière, qu'elle éclaire l'humanité en dévolution et lui ouvre les chemins de la vérité, de la connaissance, de la sagesse , de la perceptions des vibrations céleste de l'amour indicible.

La brume était retournée à son élément, j'avais perdu la notion du temps, il était déjà midi plein et plein de bienfaits m'avaient comblés, pourquoi chercher le bonheur, peut-être le recherche t-on trop dans les artifices trompeurs de la vie matérielle, ce ne sont que des leurres, la joie et le bonheur viennent de notre incommensurable profondeur de l'esprit, de notre ressenti des choses belles et simples, de la nature, de notre sensibilité à les percevoir, les toucher, les entendre, la promesse est là, si prés, mais combien d'hommes en ont-ils vraiment conscience, peut être les poètes que nous sommes, les chercheurs d'éternité et d'amour à partager, les sages tibétains, les artistes à l'âme couleur de l'arc-en-ciel, à la lumière du coeur et de l'esprit.

La lumière qui magnifie toute chose ou son regard se pose, même sans aile nous pouvons voler plus haut que la tour de Babel et de la folie des hommes prisonnier de leur arrogance, s'adorant, mais le reflet est souvent trompeur, la maladie, l'argent, le sexe, la vieillesse, viennent un jour noircir le beau miroir et le mirour ne vous dira plus, c'est vous le plus beau ou la plus belle, alors que celui qui a su entretenir la beauté et la lumière intérieure aura, même vieux et ridé cette illumination dans le regard, miroir éternel de l'âme.

En écrivant ces lignes, je ne peux ne pas penser à une personne qui m'est très chère, un être plein de compassion, d'émerveillement devant la nature et les arts, ma chère tante, artiste reconnu, et même si la vie n'a pas toujours été facile pour elle, elle a su garder cette lumière intérieure qui irradie les gens qu'elle
côtoie, et sait sublimer ses tableaux remplis d'un esprit de beauté incomparable , pour tout cela merci.

Le vent se lève, les arbres se secouent, comme pour me dire qu'ils ont été heureux d'avoir partagé avec moi cette esprit de communion et de partage, et je leurs promis en quittant ce lieu de sérénité, de dire aux hommes que nos amis les arbres sont comme nous, des êtres vivants, pensants et bienveillants, et qu'ils ont droit à notre respect, notre reconnaissance, car nous ne sommes qu'un avec la nature et le cosmos.

La nature peut-être assimilée au corps de l'être immense que nous appelons Dieu et que nous concevons comme infini et éternel.

Marc de St Point dans Poésie.
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