Soul océan

Soul océan,
Qui lentement,
M'englutit
Et me déglutit.

Déserts de baisers
Dans les dunes océaniques,
Doigts de marées,
Qui dans la panique
Arrachent mes habits,
Arrachent ce que j'ai pris.

Accroché aux rochers,
J'attends ta fraîcheur
Océanique, dans cet été
Fusionnel du temps qui se meurt.

Comme une poigne immortelle
Qui me cueille et me transperce,
Dans cet soul océan si bel,
De son souffle qui me berce.

Ah, maudit océan que je t'aime,
Obstinément quand je deviens blême,
Dans ce souffle suffoquant
Et de ma vie, et du temps
Qui s'enfuient avec toute l'émotion
D'une dernière tentation.

Soul océan,
Que j'aime ta musique,
Soul océan,
Tu es si tragique.

Le crabe du tropique du cancer
Est venu à nous,
Nous ronge du sel de la mer,
J'ai embrasé de vous.

Soul océan,
Votre visage salé,
Soul océan,
Votre corps soupiré.

Soul océan
D'un vaisseau de cristal,
Je suis parti lentement,
Jailli l'écume du mâle.

Et puis, tout est redevenu silence,
Les râles se sont tus,
Je me suis endormi dans l'errance,
Des jours que j'ai eu.

Soul océan,
Soul océan
Qui lentement,
Dans ce temps,
Me tue,
Me tue.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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