SOUVENIR

Personne, rien qu’elle et moi.
Moi l’écoutant quand elle, m’observant
Me ressasser mes superbes,
Emportant au vent ce parfum d’avant
Sécrétant de moi, moi en mouvement
Sur le parquet encaissant ma vie.
Ce flux énergique lâché en tout control
Atténué ou accentué selon le but.

Elle tenait ma ligne de par son tintement or,
Relevait souvenirs de mon adolescence,
Qui s’éclatait avec insouciance dans les hauteurs
Que leur silence admirait avec stupéfaction
Jusqu’à l’aboutissement de l’intention aérienne :
Écraser ce dunk monstre pour le plaisir du spectacle
Me donnant jouir de ce sacrifice physique enduré
Afin de décupler capacité et régner

Sur l’aire de jeu tel cet air qui règne sur ma plume.
Cet air qui aujourd’hui prit le trône de mon âme
Et qui m’apprit pénétrer tel scalpel
La puissance du son pour tirer d’elle
Une fondamentale force, sensible et dominante :
L’harmonie de mon moi avec reine-mère nature.
Elle me fit saisir le physique du mental, 
De par le mouvement arrêté de sa réflexion.

Le physique n’est pas plus physique que le mental,
Lui le métal de toute sa mécanique
Violent, câlin, brutal, souple, indéfinissable,
Insaisissable tel ce tourbillon s’en allant
Tout en m’extirpant de mon monde profond
Pour aérer mon cher hier d’avec la grande bleue
M’observant depuis bien longtemps dans la contemplation
De cet air de jeu pansant la panse de ma pensée.

Tchétché Moïse Daniel (ARTISTE DE L'ART) dans Poésie.
- 302 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.