Sur la côte des âmes

Le soleil se réfléchissait sur l’océan
Accroché à la côte des âmes,
J’ai regardé du haut de la grève, le néant,
J’ai contemplé l’écume de nos drames.

« Nous sommes venus pour te voir,
Réveiller tes sentiments et tes espoirs,
Avec pour seule mission susciter
Ce manque d’amour et de liberté ! »

La lune se réfléchissait sur l’océan
Accroché à la côte des âmes,
Je me suis endormi dans le néant
Des écumes de nos drames.

Qui pourra rafistoler tous les cœurs
Brisés quand rejaillisse nos printemps,
Qui pourra effacer toutes nos peurs
De ne plus savoir aimer avec le temps ?

« Nous sommes venus pour te voir,
Réveiller tes sentiments et tes espoirs,
Avec pour seule mission susciter
Ce manque d’amour et de liberté ! »

Et les jours s’écoulent trop rapidement,
Et les nuits effacent nos sentiments,
A nouveau, le soleil se réfléchissait sur l’océan
Et du haut de la grève, j’ai regardé le néant.

Le chagrin est une statue rigide,
Qui s’édifie à coup de rancœur,
Dans le jardin des âmes,
Et je m’assois face à mes drames.

« Nous sommes venus pour te voir,
Réveiller tes sentiments et tes espoirs,
Avec pour seule mission susciter
Ce manque d’amour et de liberté ! »

Venant de la contrée de la déprime,
Refleurir les pensées, les plus belles,
Clairsemées par les raies de l’éternel,
Ô soleil mord-moi et paye ta dîme.

Le soleil se réfléchissait sur l’océan
Accroché à la côte des âmes,
J’ai regardé du haut de la grève, le néant,
J’ai esquissé un soupir à tous nos drames.

Vous pourrez retrouver sur Google, une version déclamée avec musique par le compositeur contemporain Julien Cauchois (Soundcloud ou Youtube). Assez surprenant, dont la musique se marrie très bien avec ce texte entre autre.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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