Survivance

Je m’ennuyais jadis sur mes cahiers d’écoles
Dans le quotidien las de pluvieuses journées
En contemplant rêveur les feuilles qui s’envolent
Aux arrières saisons de mes jeunes années.
 
Les heures étaient parfois longues comme des jours
Et les jours s’étiraient tels des éternités
Que mes songes d’alors aux incertains détours
Habillaient d’épopées aux riches variétés.
 
Je contemplais ainsi, espérant d’un futur,
Ce qu’il fallait qu’il soit pour me rendre vivant,
Ignorant que viendrait, vécu en clair-obscur,
Le réel dont je fus seulement survivant.
 
Pourtant d’un renouveau je devine les signes
Affaiblis mais toujours extraits de l’héritage
D’une histoire à la fois peu consistante et digne
Qui garde le secret d’intimes paysages.

Fanch dans Poésie.
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