TENOR

Plaintif dans le démuni
où se rattrape
la gamme désarpégée
l’ordre coincé des notes
se soulève :
exil des courages
 
La portée clôt ses ombres
en friche aérienne
cambrée
par l’improvisation
où se désespère
l’idéal des séparations
 
Le son
se découpe
jusqu’à
s’enfouir
parmi le blême qui surchauffe
alors que brille
le chorus
suspecté de sa parenté avec
l’harmonie
 
le souffle s’accroche à la nuit
maquillée des échos travestis

la respiration a comme racines
le cœur
travaillé des impulsions arraisonnées
dans des extraits de vitesse
où les doigts inventent
une survie de la liberté
un langage de la dextérité
 
compulsé dans l’intimité
qui rapproche l’obsession de la perfection
le saxophone lève ses reflets
jusqu’à la brèche avec l’accord


jusqu’aux accords avec l’impossible

DELAOUJESUIS dans Poésie.
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