Toi et moi

Je sais l’amour qui te ressemble
Sous les langues vertes des trembles
Que l’orage a soudain secoués
D’un souffle puissant et inquiet.

Je sais l’amour qui te ressemble
Dans le creux des heures absentes
Quand nous ne sommes plus ensemble
Et que saignent les amarantes.

Je sais l’amour qui te ressemble,
Une fontaine où brille le jour
Qui jamais ne finit son cours
Où toutes les biches s’assemblent.

Quand l’azur s’abîme en océan,
Quand la vague caresse un nuage,
Quand la lune roussit l’étang,
Quand nos mains forment un paysage.

Le jour à la nuit s’abandonne,
L’ombre à la clarté se pardonne,
La fleur s’ouvre dans un désert,
Le sable court près la mer.

C’est un puits ou rêve la pluie,
La braise qui pleure le feu,
Le silence affolant le bruit,
Le mendiant qui appelle Dieu .

Je sais l’amour qui nous assemble,
Il n’est jamais là où l’on croit,
Il ne veut pas qu’on se ressemble
De peur que l’on n’aime que soi.

banniange dans Poésie.
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