Traboules de l’amour

Traboules de l’amour


Dans les traboules abandonnées de mes mains
Ébauchent les hélianthes d’occidents de demain,
Une note de soprano, embarquée dans le cœur,
Fuse pour les veines qui battent le rythme de l’heure.

Dans les traboules délaissées de mes yeux,
Irisent l’iceberg de mes pensées reflétées,
Énigmatique fanal nuancé par un amoureux,
Rejoignant les anciennes îles de nos étés.

Dans les traboules de mes pas esseulés sur nos gazons,
Et derrière chaque tenture, derrière chaque parure,
De nos arbres en fêtes, je respire l’air si profond,
De nos absences charmantes et dans cette voilure,

Mon vaisseau de vie s’amarre à tes côtés, comme
D’une envie majestueuse, contempler le théâtre
De nos ébats portés par un piano, et du baume
D’un adagio velouté, sans doute, réjouir le bellâtre.

Ainsi, je devinais, dès à présent, la perception de l’amour,
Discrètes ombres d’Eros et des chérubins du jour,
Qui nous enfermaient dans les enclaves de nos cœurs,
Et d’un parfum, d’une flânerie, j’osais rosir de cette chaleur.

Hubert-Tadéo Félizé dans Poésie.
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