Triste constatation

L'abjecte obscurité du désir cupide
anéantit la naissance du courroux.
Les déjections spirituelles éclairent le cloaque dévastateur installé.
Plus rien n'est épargné, l'abîme barbare ouvre ses entrailles.
Quelle putride horreur de goujats, de montres avides !
Submergé par l'écœurement de l'abomination totale,
le cri, même, ne s'entends plus,
le cri, même, ne viens plus.
Pourtant les sirènes hurlent dans les oreilles bouchées.
L'ignoble avance sournoisement dans l'air malsain
et sème de haineuses lumières.
Quel dégoût !
Le laisser aller attise le galop de l'abominable extinction.

Nuage pâle dans Poésie.
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