Tu est là... ou Les cavaliers de l'apocalypse

Tu es revenue ! Prends garde, hideuse,
J’ai fui maintes fois, ta faux tueuse.
La famine, la maladie, la guerre
Je m’en suis tiré assez indemne,
Sauf une jambe, éclatée en air.
 
Ta gueule sinistre, menaçante
Devant ma bouteille vide d’absinthe,
Je le jure sur mon âme oubliée
Tu prendras ma vie au temps sonné,
A mon choix et ma volonté.
 
Toi et tes camarades funèbres
Partagez le monde des ténèbres.
Je vous hais infâmes esprits
De tout ce que vous m’avez pris
Injustement, ma chère famille.
 
LA GUERRE,  bestiale buveuse du sang,
Hacheuse d’hommes, femmes en pleurant,
M’a pris mes deux gars jeunes, si beaux
Mêlés avec la terre en tombeau
Au nom d’un roi et d’un drapeau.
 
LA FAMINE, souffle perverse
Brûlait nos terres par la sècheresse.
Elle s’est emparée en ricanant
De mon bétail et de ma fille de dix ans
Son rire de joie, je l’entends souvent.
 
LA PESTE, jamais loin, elle attendait
Que les rats soient maîtres empestés
Du monde empilés dans des fosses,
Ma femme dans des souffrances atroces,
Elle est partie aussi, sur le carrosse.
 
TOI, LA MORT, tu arrives sans erreur
Achever ceux qui ont entamé tes sœurs.
Donne ta corde, qu’on en finisse maintenant
Vous m’avez tout pris ce que j’aimais tant,
Partez au diable à jamais, en néant !
 
 Aujourd’hui y a que les moyens qui ont changé, la mentalité reste la même.
 
 

 

cornelius dans Poésie.
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