Tu reviendras...

Tu reviendras de nulle part,
De l'incertain de mes décombres
Qui ne m'était qu'une part d'ombre
Quand je m'offrais à l'illusoire.
 
Tu reviendras de ce printemps
Où tes quinze ans faisaient romance,
Ton sourire encore innocence
Et tes bras blancs, désir d'enfant.
 
Tu reviendras de quelques ans
Que l'on se donnait pour tout dire,
Pour vivre du meilleur au pire
Quand il aurait fallu cent ans.
 
Tu reviendras de ta présence
Enfin toujours, enfin d'amour,
Que je dérivais sur nos jours
En douloureuses dissonances.
 
Tu reviendras d'un lit mouroir
Où quand l'on dort, on meurt déjà,
Mais on ne refait pas l'histoire
Et j'espère en ton au-delà
 
Que dieu n'existe que pour toi…

Fanch dans Poésie.
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