Tu te rappelles ?

Le parc en automne
Assis tous les deux,
seuls,
sur le banc jaune
Au  clair de la lune ?
 Tu t’es rappel ?
Les feuilles
rougeâtres
dans le vent du soir,
Nous chantaient
une sonate
frémissante,
brisée par ta gaieté
spontanée, éclatante ?
 Je tenais ta main 
dans la mienne,
comme maintenant
et je t’ai dit.
-Je t’aime, je t’adore,
et aujourd’hui
comment encore !
-Tu pars, tu me quittes,
joindre le paradis.
Mais tu devrais
m’attendre
comme toujours
au coin de la rue,
souriante, belle,
me faire un bisou
d’amour si doux ! 
 Tu m’as dis,
-Je veux aller au cinéma…
-Voir quoi ?
-Autant en emporte le vent,
 veux tu bien ?
Comment résister !
 -Excuse-moi mon amour,
Mon nez commence à couler,
Pourtant, nous nous sommes
bien promis un jour,
de ne jamais pleurer
au moment venu.
 Un frémissement 
de sa main fragile,
frêle, elle le fait
se réveiller de sa
douleur mortelle.
-Approche, j’ai une chose
à te dire…
A peine dans sa voix,
elle murmure à son
oreille attentive.
-Je ne pars pas
sans toi à ce jour,
allonge toi à coté de moi,
mais, avant tout
comme toujours,
fais-moi sur le front,
un doux bisou d’amour.

cornelius dans Poésie.
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