Un air de révolte

Vous qui de vos armes me menacez
Soyez indulgent envers l'enfant que je suis
Serait-ce votre douce enfance qui vous fuis
Ou l'impression de ne pas avoir grandi assez?

Revenez donc à vos jouets et vos poupées
Loin des contraintes d'une vie ouvrière
Là où naïvement les fusils et les épées
Ne menaient guère à une fin meurtrière

Qui sont vos chefs qui vous abandonnent,
Qui vous dirigent vers une mort certaine?
Mais qui êtes vous, soldats qui pardonnent,
Qui exécutent leurs ordres sans haine?

O ! Formez donc vos bataillons !
Sortez les armes chers citoyens !
Ne soyez plus leurs moyens !
Engagez la sanglante rébellion !

Faites tomber les hautes têtes qui dirigent
Fraternisez-vous avec l'ennemi
Qui comme vous subit
L'autorité des statues de marbre qui s'érigent

Prônez la vie, l'amour et la paix
Bannissez la mort et les ordres
Ainsi fait, vous le verrez
Tout rentrera dans l'ordre:

Les chefs redeviendront hommes
Les soldats aussi
Les ennemis redeviendront humains
Et les cœurs aussi

Giraque dans Poésie.
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