Un amour nourri de chair

Que reste-t-il de leurs nuits d’amour,
Que  reste-t-il de leurs glamours,
Où il venait avec ardeur
Dessiner tous les contours
De son corps dénudé,
Vidé de toutes complexités,
Allongés sur le lit de leurs envies,
S'arrêter sur ses seins qu’il titille,
Éveillant ses sens endormis.
Elle entend encore ses cris,
Et le gémissement de ses sens
S'envoler sur le souffle chaud
De sa bouche entrouverte.
Le regard plein de malice,
Elle se soumettait à ses caprices.
Humait l'arôme délicieux
De rose et de jasmin
De sa fleur au parfum fugace.
Elle attendait cette circonstance
Où elle le désarme de sa résistance
Ses téméraires appétences,
Pour s’'emparer de son calice,
La butiner au rythme de ses ardeurs,
Finir par lentement craquer,
Atteindre le septième ciel,
Laissant échapper un grognement
Mêlé à leurs cris de ravissement.
Éclate toute sa puissance
En une sublime jouissance,
Leurs corps unis dans l'indécence,
La nudité de leur naissance,
Libérant leurs miels savoureux,
L'extase de leurs corps amoureux.
Que reste-t-il de leurs nuitées,
Elle allongée près de lui.
Chaque nuit, sombre dans le sommeil,
Lui laisse seulement le rêve,
Sur ses lèvres, le gout de sa sève.
Un jour il l’a quitté,
A une autre, donner ce qui la gâtait,
Elle a ce qu’elle  n'a plus,
La jeunesse du corps et sa beauté.
Quand l’amour ne se nourrit que de chair,
Il sera vite consommé et s’éteint comme l’éclair.

Troubadour dans Poésie.
- 64 lectures - mention j'aime

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. En savoir plus.