Un bienheureux qui s'ignore.

Pouvez-vous me dire à moi pauvre malheureux,
Qui est donc le plus en paix, moi ou bien le gueux ?
Lui pleure sa pitance et dort le ventre creux.
Moi j'ai la peur au ventre de manquer un peu.

Le cœur exsangue de toute compassion,
Mes pas ne suivront pas ses tribulations.
Lui errant, n'a cure de ma contrition.
Personne pour changer notre condition.

Chassé d'ici ou d'ailleurs, dehors c'est chez lui.
Qu'un petit nuage passe et je fuis la pluie.
Kippour, Noël, l'Aïd, c'est cornes d'abondance.

Les fêtes de Dieu soulagent ma conscience.
Son paradis à lui est sous les catacombes.
Et moi j'œuvre pour mon salut dans l'outre-tombe.

21 Dec 2011 

Omar de Lyon dans Poésie.
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